Anne-Marie la Beauté
Théâtre

Anne-Marie la Beauté

Yasmina Reza

Avec Anne-Marie la Beauté, André Marcon et Yasmina Reza poursuivent une collaboration commencée avec Une pièce espagnole. C’est la cinquième fois qu’ils se retrouvent pour une création. « Il fait partie de mon écriture », dit-elle de lui.

Anne-Marie la Beauté

Anne-Marie Mille n’avait pas le physique pour le cinéma. Elle le dit elle-même. La consécration dont rêvent les acteurs c’est Giselle Fayolle, son amie des débuts, qui l’a connue.

À la mort de Giselle, Anne-Marie évoque leur vie. L’enfance à Saint-Sourd dans le nord, la chambre de la rue des Rondeaux, le Théâtre de Clichy, les personnages qu’elles ont incarnés, la gloire et la banalité domestique.

Anne-Marie la Beauté nous dit le chagrin et la joie d’une vie de théâtre, la froideur des lumières et des murs sans mémoire.

C’est aussi un hymne aux obscurs qui ont cru en leur étoile, aux oubliés qui ont brillé pour quelques-uns.

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D’après Anne-Marie la Beauté
Texte publié aux éditions Flammarion
Texte et mise en scène Yasmina Reza
Avec André Marcon

Assistanat à la mise en scène Oriane Fischer
Scénographie Emmanuel Clolus
avec le peintre Örjan Wikström

Lumières Dominique Bruguière
Costumes Marie La Rocca
Coiffures et maquillage Cécile Kretschmar
Musique interprétée par Laurent Durupt d’après Bach-Brahms transcription pour main gauche de La Chaconne en ré mineur
Décor Les Ateliers de La Colline

Production La Colline – théâtre national
Production déléguée (en tournée) Châteauvallon-Liberté, scène nationale

Photos © Vincent Bérenger, Châteauvallon-Liberté, scène nationale
Texte © Yasmina Reza

Saison 20-21
La Manufacture CDN Nancy – Lorraine
du 5 au 7 janvier 2021
L’Octogone – Pully, Suisse
du 5 au 7 janvier 2021
Le Liberté, scène nationale
du 10 au 21 mars 2021
Le Quartz, scène nationale de Brest
du 24 au 27 mars 2021
La Colline – théâtre national, Paris
du 19 mai au 5 juin 2021

Saison 19-20
La Colline – théâtre national, Paris
du 5 mars au 5 avril 2020
reporté du fait de la situation sanitaire

« Yasmina Reza signe un monologue délicat mettant en scène une vieille actrice obscure, hantée de lumineux souvenirs. Une ode tendre au théâtre, superbement interprétée par André Marcon travesti. […] Yasmina Reza et André Marcon nous entraînent en dehors du temps, réveillant les mille et un fantômes qui hantent nos théâtres. Fragile, ténue, la beauté est bien au rendez-vous. » Les Échos

« André Marcon et Yasmina Reza se retrouvent pour la cinquième fois avec la création d’un touchant monologue en forme d’hymne aux obscurs du théâtre. L’immense comédien irradie de talent. […] Le texte de Yasmina Reza est subtil et évite les travers de l’excès. On sourit plutôt qu’on ne rit, on est ému durablement sans sombrer dans le torrent lacrymal que provoquent les déboires cataclysmiques de la vie des artistes, dont la presse à scandale se repaît. Yasmina Reza leur rend la parole et André Marcon la porte avec infiniment plus d’élégance que ceux qui braillent en la confisquant. » La Terrasse

« Fidèle à son talent, Yasmina Reza décrit la vie comme une succession de détails qui font éclater
de rire à force d’être désespérants. Or le rire qui frôle le désespoir est une chose particulièrement puissante : un rappel, d’autant plus irrésistible qu’il est paradoxal, à la joie de vivre. […] Nul hasard si Reza, qui met en scène la pièce, a choisi la Chaconne de Bach pour introduire et scander la performance d’André Marcon. Variations sur un thème triste (et sublime), ce morceau procède comme son texte : il déploie d’inlassables détours pour explorer les ressources les plus profondes de « la beauté ». Et surtout en mode mineur, la beauté, cela met en joie. » Le Monde

« André Marcon est prodigieux dans ce rôle. » Le Point

« Yasmina Réza offre à André Marcon une de ses plus bouleversantes apparitions. […] Sa performance est renversante. Il a touché une humanité essentielle, où les différences n’ont juste plus de sens. » Télérama

« Éblouissant, André Marcon donne au personnage une densité surprenante, sans que le travestissement nuise à la vérité, bien au contraire. Il ajoute en effet au caractère universel de ce spectacle. Car c’est bien cette valeur humaine universelle qui nous a profondément séduits. On la doit au deux voix jumelles, confondues, qui ont fabriquée, créé, joué cette sorte d’élégie originale : Reza et Marcon. » Le Figaro