Fragments
Théâtre

Fragments

Hannah Arendt — Bérengère Warluzel — Charles Berling

Après son triomphe à Avignon, au Liberté et en tournée, Fragments reprend la route avec pour première étape, Châteauvallon. Bérengère Warluzel et Charles Berling nous invitent, à travers les mots d’Hannah Arendt, à se réapproprier cette faculté

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Lieu
  • Châteauvallon
  • Studios du Baou
Accessibilité
  • Pour tous
    • dès 15 ans
  • Dates Durée 1h20
  • mardi 18 octobre 2022 20:00
  • mercredi 19 octobre 2022 20:00
  • jeudi 20 octobre 2022 14:30
  • vendredi 21 octobre 2022 20:00
  • samedi 22 octobre 2022 21:00
Tarif B
  • Plein tarif 24 €
  • Tarif préférentiel 19 €
  • Tarif avec la Carte Encore 19 €
  • Tarif formule 3 spectacles et + 18 €
  • Tarif formule 10 spectacles et + 16 €
  • Tarif demandeur d'emploi 16 €
  • Tarif jeune 11 €
  • Tarif solidaire 5 €
Informations pratiques

Penser n’est pas réservé à une élite, bien au contraire. Penser peut être une aventure joyeuse pour chacun, en plus d’être une jubilation et un enthousiasme qui se partagent. « L’essentiel pour moi, c’est de comprendre : je dois comprendre » dit Hannah Arendt. Au fil de ses textes philosophiques et politiques, mais aussi, et c’est moins connu, ses escapades poétiques, Hannah Arendt a construit une œuvre singulière et majeure. Bérengère Warluzel y a plonge, en a choisi ces Fragments qui résonnent particulièrement aujourd’hui. Une table, des chaises, les notes d’un piano… Ce n’est pas une biographie mais un parcours ludique, une traversée partagée qui ouvre l’accès à la liberté de penser par soi-même et pour soi-même.

Production Châteauvallon-Liberté

Textes Hannah Arendt
Adaptation Bérengère Warluzel
Mise en scène Charles Berling
Avec Bérengère Warluzel
Avec la participation pour certaines représentations de Romane Oren, Ysaure Oren, Guilad Oren et Ariel Oren
Collaboration artistique et dramaturgie Christiane Cohendy
Assistanat à la mise en scèneFaustine Guégan
Scénographie Christian Fenouillat
Lumières Marco Giusti
Conception des marionnettes Stéphanie Slimani

Production Châteauvallon-Liberté, scène nationale
Coproduction La Criée, Théâtre national de Marseille
Avec l’autorisation du Hannah Arendt Blücher Litterary Trust

Photos © Nicolas Martinez et Vincent Bérenger — Châteauvallon-Liberté, scène nationale
Texte © François Rodinson

Bérengère Warluzel s’empare des mots de la philosophe avec hardiesse et courage pour un voyage au pays des idées. […] Mise en scène délicate et intelligente de Charles Berling. Il faut saluer non seulement le choix et montages des textes réalisés par Bérengère Warluzel, mais son jeu, aérien, ses déplacements, sa gestuelle, tout en retenue, sa voix aux multiples variations. La mise en scène de Charles Berling est délicate, intelligente, jamais surplombante. Elle est au service du texte de la comédienne. Marie-José Sirach — L’Humanité

Fragments, c’est l’une des pépites du Off. Un spectacle hautement réjouissant adapté et interprété par Bérengère Warluzel, dans une mise en scène de Charles Berling qui célèbre au fil de la représentation la liberté de pensée autant que celle de créer, et qui se tourne vers l’avenir à construire que représentent nos enfants. Quelle fluidité et quelle intelligence dans les mots de la philosophe, qui dessinent un appel flamboyant à la liberté de pensée. « Comment faire naître le désir de pensée ? » s’interroge Hannah Arendt. Ce spectacle est en soi une très belle et nourrissante réponse. La Terrasse

Un seul-en-scène tenu fermement à bout de bras par la stupéfiante Bérengère Warluzel […] qui réussit à tenir le public en haleine pendant plus d’une heure de spectacle et fait passer des idées fortes. Jérémie Laurent-Kaysen — France info

Bérengère Warluzel incarne cette pensée vive, sans entraves, en un parcours ludique que met en scène Charles Berling. Une bouffée de liberté qui invite à penser par soi-même et pour soi-même. Zibeline

Des abîmes, Hannah Arendt en avait connu de profonds. Charles Berling nous fait marcher sur leurs crêtes aux côtés de la philosophe dans Fragments. Avec beaucoup de naturel, Bérengère Warluzel y incarne une femme à qui l’on pose des questions et qui s’interroge sur le monde qui l’entoure. […] Lumineuse, avec une belle simplicité, la pièce offre toujours un point de contact au public et apporte des solutions élégantes à une question difficile : comment mettre en scène un système de pensée ? En donnant une place au plaisir. Partitions de piano, images, vivacité de la conversation, jamais la mise en scène n’accable le spectateur sous le poids des notions. […] On en sort avec l’envie de s’arrêter pour réfléchir, au sens large. Ulysse Baratin — En attendant Nadeau

Dans une œuvre aussi importante et variée que celle d’Hannah Arendt, comment avez-vous opéré le choix des textes, comment avez-vous sélectionné ces « fragments » ? Aviez-vous un fil directeur pour vous guider ?

Charles Berling — Tout part de la passion de Bérengère pour la pensée d’Hannah Arendt dans son ensemble. C’est elle qui a fait le choix des textes et organisé le montage. Il est important de préciser que tous les textes, à la virgule près, sont d’Hannah Arendt. Il n’y a pas de rajout, rien n’a été réécrit, aménagé ou adapté. Chaque mot prononcé sur scène est un mot qui a été écrit ou dit par Hannah Arendt, tout vient d’elle. Le choix était délicat, il fallait faire entendre la pensée d’Hannah Arendt sans la tronquer mais sans, non plus, que l’on s’y perde. Ce qui me passionnait, c’était l’intensité, au présent, de ces textes. J’avais l’impression qu’ils étaient écrits pour nous, pour aujourd’hui, pour notre temps.

Bérengère Warluzel — Oui, c’est vrai… Mais tout dans son œuvre nous parle, nous dit quelque chose de pertinent sur le monde où nous vivons aujourd’hui. Je devais choisir dans un foisonnement et j’ai travaillé deux ans, immergée dans son œuvre. Mais au fond, il y a une grande cohérence dans les écrits d’Hannah Arendt : le moment historique fondateur de sa pensée, c’est les camps de concentration nazis. C’est sur cette base qu’elle va développer toute sa pensée. Pensée dont nous avons essayé de suivre le fil…
Il y a un texte autour duquel s’articule tout le spectacle. Un de ses derniers textes, écrit en 1975 et publié après sa mort, où elle parle de « penser » et « vouloir », « penser » et « agir ». Là, elle rentre dans la pensée pure : qu’est-ce que penser ? Pourquoi penser ? Pour elle c’est essentiel. C’est l’absence de pensée qui amène les tragédies de l’histoire, le totalitarisme et le fascisme. Quand elle parle d’Eichmann et de la « banalité du mal », c’est le résultat d’une absence de pensée pour elle. Et puis, il y a aussi des textes qui m’ont paru plus propices, plus aisés à dire car porteurs déjà d’une forme d’oralité.
D’autre part, nous avons choisi des textes qui portent sur des thématiques qui nous préoccupent, sur l’écologie, sur la condition humaine…

C. B. — Il y a trois principaux types de textes : les textes philosophiques et politiques, des interviews et de la poésie.

Ce n’est donc pas un spectacle biographique ? Ce n’est pas un biopic ?

B. W. — Ce n’est pas une biographie d’Hannah Arendt. Nous aurions pu travailler sur cette histoire d’amour et d’amitié profonde qu’elle a eu avec le philosophe Heidegger. Cette relation, qui reste encore pleine de mystère, dura toute sa vie. Mais nous ne faisons que l’évoquer dans une interview. Cependant, bien sûr, cette histoire complexe nourrit mon travail sur le texte.
En ce qui concerne le procès Eichmann, c’est passionnant mais ça aurait mérité un spectacle en soi. On l’évoque, évidemment, mais là aussi, à l’intérieur d’une interview.
Elle écrit dans les années 60 et 70 mais ce sont absolument les mêmes problématiques qu’aujourd’hui. Tous ces textes évoquent la situation d’aujourd’hui, ce n’est pas un choix parce que tout peut résonner comme actuel.

Et donc, vous ne jouez pas Hannah Arendt ?

B. W. — Non je ne voulais pas ça. Enfin, cela aurait été possible d’envisager une sorte d’incarnation du personnage historique et psychologique. Mais je n’en avais pas envie. C’est sa pensée que je fais vivre c’est tout.

Vous incarnez la pensée, en quelque sorte ?

B. W. — Oui. Je l’incarne et je la pense moi-même ! Je m’approprie le texte au point que je me pose les mêmes questionnements qu’elle, c’est une pensée qui naît pendant le jeu. Et cette pensée peut naître de différentes manières. Parfois, elle est beaucoup plus assurée, parfois elle est beaucoup plus intuitive et la réflexion vient d’une observation, d’un détail. J’incarne le moment où naît la pensée, les chemins qui mènent à cette pensée et à son expression. C’est ce phénomène, surtout, qui nous intéresse.

Comment met-on en scène la pensée au théâtre ?

C. B. — Tout d’abord on prend le temps de se poser et on définit un espace pour la pensée, pour que cette pensée vive et se partage. Alors, on va s’asseoir autour d’une table dans un dispositif très simple, un espace où la pensée peut circuler dans une ambiance conviviale avec quelque chose de ludique. Arendt dit elle-même que tout le monde peut penser, que penser, ce n’est pas réservé à une élite, qu’il suffit de le désirer. Avec elle, nous nous posons ces questions : Comment amener le désir ? Comment amener le spectateur à aller vers la pensée d’Hannah Arendt tout en exerçant la sienne propre ? Ce n’est pas du tout un spectacle pour spécialistes, c’est du théâtre, pas un livre. Nous ne sommes pas à l’Université… Le dispositif scénique organisé autour de la table permet d’être dedans et dehors. Ainsi, le public devient lui-même acteur de la représentation. Il y a des enfants qui participent au spectacle, comme des petits lutins qui élaborent, qui tracent les voies de la réflexion… Car les enfants pensent ! Les enfants aiment penser ! Mon credo : surtout ne pas renoncer à la magnifique complexité des choses et de la pensée.

B. W. — On parle tout de suite, dans le spectacle, de ce « monde commun » défini par Hannah Arendt et qui offre la possibilité de voir l’identité d’une chose de points-de vue différents. Et c’est ça aussi notre dispositif : voir et entendre, chacun de sa place, de sa position, avec des perspectives différentes. La démocratie peut exister lorsque des voix venant de points de vues différents peuvent exister. Les spectateurs seront donc en mesure de saisir « l’essentiel » comme dit Hannah Arendt car, pour elle, ce sont les spectateurs qui saisissent l’essentiel, ceux qui se retirent de l’action pour la regarder, pour la réfléchir. Dans son dernier texte, La Vie de l’esprit, elle dit que la tradition est rompue, qu’il n’y a plus, en Occident, de tradition à se transmettre et qu’on doit aller puiser des fragments dans le passé. Elle fait référence à Walter Benjamin qui dit qu’on peut aller puiser dans les œuvres du passé des fragments qui nous correspondent, qui nous aident à définir notre pensée et notre vision du monde comme on va puiser, dans les mers, des coraux. Alors je me suis dit que c’est elle qui nous donnait l’autorisation d’utiliser des fragments de son œuvre… Sans les abîmer non plus ! – elle précise bien, dans La Crise de la culture, qu’elle refuse qu’on réduise les œuvres – ; mais qu’on aille puiser des fragments et que l’on s’en serve pour notre usage, pour nous éclairer, nous faire rêver ou réfléchir, ça oui ! Hannah Arendt cite René Char : « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament. » Alors, allons puiser dans le passé des fragments chez Hannah Arendt et faisons-les nôtres.

Propos recueillis par François Rodinson le 6 mars 2021

Les origines du totalitarisme

Éditions Gallimard – Collection Quatro
De la page 862 : « La tentative totalitaire de rendre les hommes superflus »
À la page 872 : « Ne te fais aucun mal ; car nous sommes tous ici »

La crise de la Culture

Éditions Gallimard – Folio
Pages 253 à 270 : La crise de la Culture – Sa portée politique

La vie de l’esprit – Premier livre : Penser

Éditions Harcourt – Collection Quadrige
De la page 246 : « quel genre de dialogue peut-on avoir avec soi-même »
À la page 252 : « pour le moi tout au moins »

De la page 254 : « Et il est vrai que le moi pensant… »
À la 255 : « transforme la dualité du deux-en-un en un UN retrouvé »

De la page 262 : « Pour en revenir à Kafka … »
À page 272 : « sauvegarder sous forme de fragments »

La langue maternelle

Éditions Eterotopia / Rhizome

Condition de l’homme moderne

Éditions Agora / Pocket
De la page 34 : « on avait gravé sur la stèle d’un grand savant russe… »
À la page 39 : « d’une époque nouvelle et encore inconnue … »

De la page 92 : « Depuis le déclin … »
À la page 99 : « lorsqu’il n’a le droit de se présenter que dans une seule perspective »

De la page 242 : « Bien que chacun commence sa vie en s’insérant … »
À la page 246 : « l’homme dans ses relations avec autrui »  

Édifier un Monde – Interventions 1971-1975

Pages 85 à 96 : jusqu’au « Bon ordre de ce monde-ci… »

De la page 141 : « Mais ce qui menace… »
À la page 143 : « ne pas réfléchir est plus dangereux encore »  

Heureux celui qui n’a pas de patrie

Poèmes d’Hannah Arendt traduits par François Mathieu :
– Rêve, Ironie
– Lassitude
– Les pensées viennent à moi

Hannah Arendt

Hannah Arendt est née en 1906 à Hanovre (Allemagne), dans une famille juive. Élève de Martin Heidegger puis d’Edmund Husserl, elle soutient à 22 ans son doctorat de philosophie sur Le concept d’amour chez Saint-Augustin, sous la direction de Karl Jaspers – qui restera son véritable maître à penser jusqu’à la mort de ce dernier en 1969. En 1933, elle est contrainte de fuir l’Allemagne nazie et de se réfugier en France, où elle résidera jusqu’en 1940. À Paris, Hannah Arendt rencontre Jean-Paul Sartre, Raymond Aron, Stefan Zweig et Bertolt Brecht au sein d’organisations sionistes pour lesquelles elle milite. Elle y fait aussi la connaissance d’Heinrich Blücher, un communiste allemand qu’elle épouse quelques années plus tard.

En 1941, la philosophe émigre aux États-Unis avec sa mère et son mari. 1951 marque le début de sa renommée avec notamment la publication de son livre Les Origines du totalitarisme. À partir de 1955, Hannah Arendt donne dans diverses universités américaines des séries de conférences qui permettront l’élaboration d’ouvrages tels que : La Crise de la culture (1958), La Condition de l’homme moderne (1958), Essai sur la révolution (1963). Jusqu’à sa mort en 1975, Hannah Arendt sera professeure à la New School for Social Research de New York. Son dernier livre, resté inachevé, La Vie de l’esprit, est publié de façon posthume en 1978. Outre les livres qui ont déjà été cités plus haut, notons ces quelques autres ouvrages : Le Système totalitaire (1951), Eichmann à Jérusalem (1963), Du mensonge à la violence (1972). Dans son livre Le Système totalitaire, Hannah Arendt conceptualise le « totalitarisme », système politique qui exerce un contrôle total sur les individus et sur les activités sociales.

Pour l’auteur, « le régime totalitaire transforme toujours les classes en masses, substitue au système des partis, non pas des dictatures à parti unique, mais un mouvement de masse, déplace le centre du pouvoir de l’armée à la police, et met en œuvre un politique étrangère visant ouvertement à la domination du monde. » Dans Condition de l’homme moderne, elle crée aussi le concept de « vita activa », qu’elle définit comme cette « vie humaine en tant qu’activement engagée à faire quelque chose, s’enracinant toujours dans un monde d’hommes et d’objets fabriqués. »

Charles Berling

Charles Berling découvre le théâtre à quinze ans en jouant au sein de l’atelier théâtre, créé par son frère aîné, Philippe Berling, au lycée Dumont-d’Urville de Toulon. Après son baccalauréat, il suit une formation de comédien à l’INSAS à Bruxelles puis intègre la Compagnie des Mirabelles et le théâtre national de Strasbourg dirigé par Jean-Louis Martinelli. En parallèle à une carrière théâtrale, aux côtés des plus grands metteurs en scène (Moshe Leiser, Jean-Pierre Vincent, Bernard Sobel, Claude Régy, Alain Françon, Jean-Louis Martinelli, Ivo van Hove etc…), Charles Berling se fait connaître du grand public par le film Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet et surtout, en 1996, Ridicule de Patrice Leconte. Il alterne films populaires (Père et Fils, 15 août, Le Prénom, Trois jours et une vie…) et d’auteur (L’Ennui, L’Heure d’été…). Ce comédien revendiquant sa liberté s’investit dans des aventures collectives qui lui donnent l’opportunité de prendre des responsabilités dépassant celle du jeu.

Avec plus de cinquante rôles au théâtre, tout autant au cinéma, et plusieurs mises en scène, sa curiosité et ses désirs éclectiques ne tarissent pas et l’amènent sur le terrain de l’écriture (son premier roman, édité en 2011, empruntant son titre à Camus, Aujourd’hui, maman
est morte, reçoit le prix Jean-Jacques Rousseau ; Un homme sans identité est lui édité en 2018) et sur celui de la chanson avec son album Jeune Chanteur, en 2012, dont il écrit la totalité des textes et à l’occasion duquel il se produit sur scène. Il aborde la mise en scène dans les années 1990 et monte Dreck de Robert Schneider en 1997, puis Caligula d’Albert Camus, Fin de Partie de Samuel Beckett, Gould Menuhin spectacle théâtral et musical, Calek en 2014. En 2015, Charles Berling est à l’affiche de Vu du pont d’Arthur Miller, mis en scène par Ivo van Hove à l’Odéon – Théâtre de l’Europe, un rôle pour lequel il obtient le Molière du comédien dans un spectacle de théâtre public. Il a joué dans la reprise d’ART de Yasmina Reza, au Théâtre Antoine à Paris et en tournée partout en France en 2018-2019. Après la mise en scène et l’interprétation principale de la pièce de Bernard-Marie Koltès, Dans la solitude des champs de coton en 2016, il a conçu et mis en scène une adaptation du film de Jean-Luc Godard, Vivre sa vie en 2019.

En 2010, la ville de Toulon confie à Charles et Philippe Berling la direction du Théâtre Liberté qui ouvrira ses portes au public pour la première fois en 2011. En décembre 2015, Le Liberté, alors co-dirigé par Charles Berling et Pascale Boeglin-Rodier et Châteauvallon, dirigé par Christian Tamet, obtiennent le label de scène nationale. L’Union Châteauvallon-Liberté est créée pour réunir ces deux institutions culturelles majeures de l’aire toulonnaise. Suite au départ de Christian Tamet en 2018, et à celui de Pascale Boeglin-Rodier en 2020, Charles Berling assure seul la direction de Châteauvallon-Liberté, scène nationale, tout en poursuivant son activité artistique.

Au théâtre, il joue sous la direction de Pascal Rambert pour sa nouvelle création Deux amis (première le 9 juillet 2021 au Festival d’été de Châteauvallon). Il a créé avec Bérengère Warluzel au Festival OFF d’Avignon 2021 Fragments d’après des textes d’Hannah Arendt.
Il a tourné dans toute la France avec Les Parents terribles, d’après Jean Cocteau dans une mise en scène de Christophe Perton, aux côtés de Muriel Mayette-Holtz, Marie de Medeiros, Émile Berling et Lola Créton.

Il tourne pour la télévision dans l’adaptation de L’Île aux trente cercueils de Maurice Leblanc et partage l’affiche avec Isabelle Adjani et Pierre Niney dans Mascarade réalisé par Nicolas Bedos et présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2022.

Bérengère Warluzel

Formée et diplômée du conservatoire d’art dramatique de Toulon, Bérengère Warluzel intègre ensuite l’ERAC. Elle travaille régulièrement au Théâtre National de Nice sous la direction de Daniel Benoin, au Théâtre National de Gennevilliers, à La Criée, Théâtre national de Marseille. Au fil de sa carrière elle entretient un rapport particulier à la musique. Elle se produit en tournée dans toute la France dans le rôle de George Sand dans un spectacle musical, et interprète régulièrement des rôles dans des opérettes telle que La Veuve Joyeuse, ou comme récitante dans L’Histoire du soldat. Elle travaille également pendant 5 ans comme assistante metteure en scène et régisseur à l’Opéra National de Paris. Elle met en scène un spectacle musical à l’opéra Royal de Versailles autour de la reine Marie-Antoinette. Elle est également assistante du chef d’orchestre Daniel Oren, sur ses productions en Europe, en Asie et en Amérique.