Les grandes conquêtes démocratiques naissent parfois d’une voix qui ose dire le droit avant qu’il ne devienne une évidence. En donnant à entendre la tribune de Robert Badinter pour la dépénalisation de l’homosexualité, prononcée en 1981 à l’Assemblée nationale, Charles Berling fait revivre un moment où les mots ont contribué à faire basculer l’Histoire. Une lecture qui rappelle que la liberté n’est jamais acquise, mais toujours à conquérir et à défendre.
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Tarif spécial à 4 € de 19h à 2h les soirs de représentation au parking Q-Park Liberté, place de la Liberté en réservant ici.
Le bar est ouvert les jours de représentation, 1h avant le début du spectacle et après la représentation. Il propose une restauration légère, avec des produits locaux et de saison.
En 1981, Robert Badinter porte devant les députés une parole de justice, d’humanité et d’égalité qui conduira, l’année suivante, à l’abrogation des dispositions pénalisant les relations homosexuelles. Plus de quarante ans après, son plaidoyer demeure d’une saisissante actualité. En prêtant sa voix à ce texte fondateur, Charles Berling révèle toute la puissance d’une parole capable de déplacer les consciences et d’ouvrir un horizon commun. Une lecture qui célèbre la force du langage lorsqu’il devient un acte de courage, de résistance et de liberté.
Charles Berling a interprété le rôle de Robert Badinter dans L’Abolition des privilèges, un téléfilm franco-belge en deux parties réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe et diffusé en 2009 sur France 2.
Texte Robert Badinter
Interprétation Charles Berling
Photo de Charles Berling © Aurelien Kirchner — Châteauvallon-Liberté, scène nationale
Charles Berling découvre le théâtre à quinze ans en jouant au sein de l’atelier théâtre, créé par son frère aîné, Philippe Berling, au lycée Dumont-d’Urville de Toulon. Après son baccalauréat, il suit une formation de comédien à l’INSAS à Bruxelles puis intègre la Compagnie des Mirabelles et le théâtre national de Strasbourg dirigé par Jean-Louis Martinelli. En parallèle à une carrière théâtrale, aux côtés des plus grands metteurs en scène (Moshe Leiser, Jean-Pierre Vincent, Bernard Sobel, Claude Régy, Alain Françon, Jean-Louis Martinelli, Ivo van Hove etc…), Charles Berling se fait connaître du grand public par le film Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet et surtout, en 1996, Ridicule de Patrice Leconte. Il alterne films populaires (Père et Fils, 15 août, Le Prénom, Trois jours et une vie…) et d’auteur (L’Ennui, L’Heure d’été…). Ce comédien revendiquant sa liberté s’investit dans des aventures collectives qui lui donnent l’opportunité de prendre des responsabilités dépassant celle du jeu. Avec plus de cinquante rôles au théâtre, tout autant au cinéma, et plusieurs mises en scène, sa curiosité et ses désirs éclectiques ne tarissent pas et l’amènent sur le terrain de l’écriture (son premier roman, édité en 2011, empruntant son titre à Camus, Aujourd’hui, maman est morte, reçoit le prix Jean-Jacques Rousseau ; Un homme sans identité est lui édité en 2018) et sur celui de la chanson avec son album Jeune Chanteur, en 2012, dont il écrit la totalité des textes et à l’occasion duquel il se produit sur scène.
Il aborde la mise en scène dans les années 1990 et monte Dreck de Robert Schneider en 1997, puis Caligula d’Albert Camus, Fin de Partie de Samuel Beckett, Gould Menuhin spectacle théâtral et musical, Calek en 2014. En 2015, Charles Berling est à l’affiche de Vu du pont d’Arthur Miller, mis en scène par Ivo van Hove à l’Odéon – Théâtre de l’Europe, un rôle pour lequel il obtient le Molière du comédien dans un spectacle de théâtre public. Il a joué dans la reprise d’ART de Yasmina Reza, au Théâtre Antoine à Paris et en tournée partout en France en 2018-2019. Après la mise en scène et l’interprétation principale de la pièce de Bernard-Marie Koltès, Dans la solitude des champs de coton en 2016, il a conçu et mis en scène une adaptation du film de Jean-Luc Godard, Vivre sa vie en 2019.
En 2010, la ville de Toulon confie à Charles et Philippe Berling la direction du Théâtre Liberté qui ouvrira ses portes au public en 2011. En 2015, le Liberté, alors co-dirigé par Charles Berling et Pascale Boeglin-Rodier, et Châteauvallon dirigé par Christian Tamet, obtiennent ensemble le label Scène nationale, sous le nom de Châteauvallon-Liberté, scène nationale. En 2018, ces deux institutions culturelles majeures de l’agglomération toulonnaise sont réunies par une même direction, assurée de 2020 à 2026 par Charles Berling seul, tout en poursuivant son activité artistique.
Au théâtre, il joue dans l’une des dernières créations de Pascal Rambert Deux amis (première le 9 juillet 2021 au Festival d’été de Châteauvallon). Il a créé avec Bérengère Warluzel au Festival OFF d’Avignon 2021 Fragments d’après des textes d’Hannah Arendt. Il tourne dans toute la France avec Les Parents terribles, d’après Jean Cocteau dans une mise en scène de Christophe Perton, aux côtés de Muriel Mayette-Holtz, Marie de Medeiros, Émile Berling et Lola Créton. Il a tourné pour la télévision dans l’adaptation de L’Île aux trente cercueils de Maurice Leblanc et partage l’affiche avec Isabelle Adjani et Pierre Niney dans Mascarade réalisé par Nicolas Bedos et présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2022. En 2023, il tourne pour France Télévision le téléfilm L’Enchanteur, réalisé par Philippe Lefebvre, et présenté en compétition lors du dernier Festival de la Fiction de La Rochelle.
Il adapte au théâtre avec Philippe Collin et Violaine Ballet le podcast à succès de France Inter : Léon Blum, une vie héroïque, écrit et réalisé par Philippe Collin. En 2023, il joue également aux côtés d’Emmanuelle Bercot dans la nouvelle création d’Ivo van Hove Après la répétition / Persona, créée au Printemps des Comédiens. En mai 2024 il met en scène Montessori, adaptée et interprétée par Bérengère Warluzel. Il présente sa nouvelle création C’est si simple l’amour (en mars 2025) et Lost and Found (en février 2026) d’après l’œuvre de Lars Norén à Châteauvallon-Liberté, scène nationale. En juillet 2026 au Festival d’été de Châteauvallon, il présente avec Philippe Collin et Violaine Ballet le podcast à succès de France Inter : Les Résistantes, écrit et réalisé par Philippe Collin.