Fragments
Théâtre

Fragments

Charles Berling

Bérengère Warluzel et Charles Berling nous invitent, à travers les mots d’Hannah Arendt, à aimer cette faculté inhérente à la nature humaine : penser. Non, ce n’est pas réservé à une élite, bien au contraire. Penser peut être une aventure joyeuse pour chacun, en plus d’être une jubilation et un enthousiasme qui se partagent.

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« L’essentiel pour moi, c’est de comprendre : je dois comprendre » dit Hannah Arendt. Au fil de ses textes philosophiques et politiques, mais aussi, et c’est moins connu, ses escapades poétiques, Hannah Arendt a construit une œuvre singulière et majeure. Bérengère Warluzel y a plongé, en a choisi ces Fragments qui résonnent particulièrement aujourd’hui. Une table, des chaises, les notes d’un piano… Ce n’est pas une biographie mais un parcours ludique, une traversée partagée qui ouvre l’accès à la liberté de penser par soi-même et pour soi-même. « La pensée […], conçue comme un besoin naturel de la vie […] n’est pas la prérogative d’une minorité, mais une faculté constamment présente en chacun de nous. »
Celle qui voulait avant tout « penser sans entraves » s’adresse à nous et nous invite à suivre sa voie pour trouver la nôtre.

  • Pour tous dès 15 ans
  • Durée 1h20

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Textes Hannah Arendt
Adaptation Bérengère Warluzel
Mise en scène Charles Berling
Avec Bérengère Warluzel
Avec la participation pour certaines représentations de Romane Oren, Ysaure Oren, Guilad Oren et Ariel Oren

Collaboration artistique et dramaturgie Christiane Cohendy
Assistanat à la mise en scène Faustine Guégan Scénographie Christian Fenouillat
Lumières Marco Giusti
Conception des marionnettes Stéphanie Slimani

Production Châteauvallon-Liberté, scène nationale
Coproduction La Criée, Théâtre National de Marseille
Avec l’autorisation du Hannah Arendt Blücher Litterary Trust

Photos © Nicolas Martinez et Vincent Bérenger — Châteauvallon-Liberté, scène nationale
Texte © François Rodinson

Saison 22-23 (en cours)
Théâtre du Chêne Noir, Festival OFF d’Avignon
du 19 au 30 juillet 2022
Châteauvallon, scène nationale
du 20 au 26 octobre 2022
Théâtre National de Bordeaux-Aquitaine
du 25 au 28 avril 2023
Théâtre du Bois de l’Aune, Aix-en-Provence
les 4 et 5 mai 2023
Théâtre des Bernardines, Marseille
du 9 au 13 mai 2023

Saison 21-22
Présence Pasteur, OFF Avignon
du 7 au 28 juillet 2021
Le Liberté, scène nationale
du 5 au 10 octobre 2021
La Criée, Théâtre national de Marseille
le 26 janvier 2022
Espace Rachi, Paris
du 5 au 8 février 2022

Fragments, c’est l’une des pépites du Off. Un spectacle hautement réjouissant adapté et interprété par Bérengère Warluzel, dans une mise en scène de Charles Berling qui célèbre au fil de la représentation la liberté de pensée autant que celle de créer, et qui se tourne vers l’avenir à construire que représentent nos enfants. Quelle fluidité et quelle intelligence dans les mots de la philosophe, qui dessinent un appel flamboyant à la liberté de pensée. « Comment faire naître le désir de pensée ? » s’interroge Hannah Arendt. Ce spectacle est en soi une très belle et nourrissante réponse.
La Terrasse

Bérengère Warluzel s’empare des mots de la philosophe avec hardiesse et courage pour un voyage au pays des idées. […] Mise en scène délicate et intelligente de Charles Berling. Il faut saluer non seulement le choix et montages des textes réalisés par Bérengère Warluzel, mais son jeu, aérien, ses déplacements, sa gestuelle, tout en retenue, sa voix aux multiples variations. La mise en scène de Charles Berling est délicate, intelligente, jamais surplombante. Elle est au service du texte de la comédienne.
Marie-José Sirach — L’Humanité

Moment rare que ce bref instant où Charles Berling met en scène le théâtre, ce qu’il peut raconter, s’écartant des bruits du monde, pour faire entendre les voix plurielles qui le regardent et en rapportent les récits comme l’Histoire. Ou comment le théâtre demeure ce lieu exigeant et fascinant quand, servi par l’attention, il s’éloigne du divertissement pour augmenter le dialogue avec ce que nous sommes, ce que l’on pourrait être, ce qui nous regarde. […] Charles Berling travaille ainsi, […] à mettre en chantier l’idée maîtresse de Fragments : « comment partager le goût de la pensée ? comment initier la pensée chez les uns et les autres ? » […] Et de se dire qu’à la question augurale que posait Arendt « comment faire naître le désir de penser ? », Charles Berling, trouvant le geste juste, répond à la question d’Arendt par le théâtre. Faisant de la pratique du théâtre le lieu de tous les possibles…
Yannick Butel — L’Insensé

Comment faire vivre sur scène la densité du travail d’une vie ? Le pari était risqué mais Bérengère Warluzel le relève avec brio. Elle n’entend pas jouer le personnage d’Hannah Arendt (1906-1975) mais simplement, et c’est toute la force de ce spectacle original, prêter sa voix limpide à un regard dont l’acuité éclate face à la crise que nous traversons. « Comment faire naître le désir de penser ? » s’interroge Bérengère Warluzel au début de la pièce. Elle apporte elle-même ici une réponse brillante avec cette belle célébration d’une philosophie en prise avec la vie.
Marie-Valentine Chaudon — La Croix

Bérengère Warluzel incarne cette pensée vive, sans entraves, en un parcours ludique que met en scène Charles Berling. Une bouffée de Liberté qui invite à penser par soi-même et pour soi-même.
Zibeline

Des abîmes, Hannah Arendt en avait connu de profonds. Charles Berling nous fait marcher sur leurs crêtes aux côtés de la philosophe dans Fragments. Avec beaucoup de naturel, Bérengère Warluzel y incarne une femme à qui l’on pose des questions et qui s’interroge sur le monde qui l’entoure. […] Lumineuse, avec une belle simplicité, la pièce offre toujours un point de contact au public et apporte des solutions élégantes à une question difficile : comment mettre en scène un système de pensée ? En donnant une place au plaisir. Partitions de piano, images, vivacité de la conversation, jamais la mise en scène n’accable le spectateur sous le poids des notions. […] On en sort avec l’envie de s’arrêter pour réfléchir, au sens large.
Ulysse Baratin — En attendant Nadeau