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Théâtre

Tom na Fazenda

Tom à la ferme

Immense succès, cette pièce qui a déjà rassemblé 40000 spectateurs et reçu 25 prix est une adaptation magistrale du texte du québécois Michel Marc Bouchard, rendu célèbre en 2013 par Xavier Dolan. Une mise en scène signée Rodrigo Portella.

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Lieu
  • Châteauvallon
  • Théâtre couvert
Accessibilité
    • • Spectacle en portugais brésilien surtitré en français

      • Déconseillé aux moins de 16 ans

  • Dates Durée 2h10
  • vendredi 16 février 2024 20:30
Tarifs
  • Plein tarif 30 €
  • Tarif adulte avec la carte Châteauvallon-Liberté 20 €
  • Tarif partenaire (CSE et Associations culturelles partenaires) 20 €
  • Tarif - 30 ans 15 €
  • Tarif - 18 ans 10 €
  • Tarif solidaire 5 €

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Informations pratiques

Après la mort de son amant, Tom, dévasté, se rend à ses funérailles à la campagne. Il y rencontre sa mère, qui ignore l’orientation sexuelle de son fils défunt. Son frère, un paysan viril et violent, insiste pour que Tom cache leur relation à sa mère éplorée. Entre les deux hommes, une relation ambiguë se noue, mélange de haine et d’attirance. Pour accentuer la grandeur tragique de ce huis clos, Rodrigo Portella a réduit le décor au strict minimum: de la boue au plateau et une lumière mouvante pour sublimer les corps et les émotions. Un cri de rage pour lutter contre l’homophobie !

Texte Michel Marc Bouchard
Traduction et adaptation Armando Babaioff
Mise en scène Rodrigo Portella
Musique Marcello H.
Chorégraphie Toni Rodrigues
Avec Armando Babaioff, Denise Del Vecchio, Gustavo Rodrigues et Camila Nhary
Costumes Bruno Perlatto
Design et communication Victor Novaes

Production Quadrovivo
Diffusion Séverine André-Liebaut
Administration de production (France) Lison Bellanger – EPOC productions
Direction de production Sérgio Saboya et Silvio Batistela – Galharufa Produções

 

Photos © Victor Pollak (couverture, 1, 2 et 3) et © Victor Novaes (4 et 5)
Texte © Vanessa Asse

Tom na Fazenda provoque le chaos en moi. C’est un texte qui me démolit. Et qui mal me reconstruit. J’avais besoin de parler de cela. Tout est tellement étrange là dehors et le seul lieu qui ne me fait pas perdre espoir, c’est ici au théâtre. Le théâtre est ma foi, ma protection. Il me réconforte, mais il ne me calme pas : il m’inquiète. Une inquiétude qui m’est propre, qui vient de ma relation au monde, là dehors. Un appel au secours. Je me demande quel rôle nous jouons aujourd’hui dans la société : est-ce que nous marchons pas-à-pas vers la communication, la compréhension, l’amour ?

Tom na Fazenda révèle bien plus qu’une histoire d’homophobie, elle nous montre à quel point notre individualité a été affectée par une construction sociale qui tente de conformer un individu et l’amener à reproduire un comportement dominant. Par peur de ne pas être acceptés pour ce que nous sommes, par manque de préparation face au regard qui voit la différence comme quelque chose qui incommode, quelque chose de sale, nous taisons nos envies, nos désirs, et nos vérités.

Nous devenons une bombe à retardement prête à exploser, peut être comme unique forme de libération. Tom na Fazenda va au-delà d’une simple performance artistique, c’est un geste politique dans le contexte brésilien actuel, dans le pays qui tue le plus d’homosexuels au monde… Quand un texte écrit à Montréal en 2011 devient un discours universel. Quand la ferme n’est pas qu’une ferme.
Armando Babaioff

Au Brésil et dans le monde entier, une vague conservatrice s’est élevée ces dernières années en réaction aux progrès de ce tournant du siècle. Au Brésil, un coup d’État politique a renversé la première femme présidente de l’histoire en 2016, la censure des arts n’a fait qu’empirer, le génocide dans les communautés autochtones et les favelas continue, la déforestation illégale est endémique et le pays connaît une augmentation de la répression des religions d’origine non européennes et des meurtres homophobes. C’est dans ce contexte social, économique et politique qu’est tombé entre nos mains le texte Tom à la ferme, du Canadien Michel Marc Bouchard.

Trouver des ressemblances avec ce texte dans le contexte brésilien ne fut pas difficile. Du côté du Brésil patriarcal, toute personne pouvant déstabiliser la triade famille-église-propriété est considérée comme un « ennemi national », pour le maintien des privilèges d’une classe dominante, principalement agraire, qui est aux commandes de ces espaces ruraux depuis cinq siècles. Tuer ceux qui perturbent ce système est, d’une certaine manière, légitime et tacitement autorisé dans un pays où la vie des femmes et des personnes pauvres, périphériques, noires, autochtones, handicapées, âgées, LGBTQIA+ ne vaut presque rien.

Dans Tom à la ferme, le protagoniste est l’étranger qui déstabilise la morale familiale et expose la violence silencieuse de cet endroit. Le frère, gardien de cette morale, utilisera la force physique, la séduction et la torture pour maintenir la force patriarcale. Le résultat est un jeu complexe qui implique l’amour, la peur, le luxe (la luxure ?), la chair, la douleur, le sang, le lait, la jouissance. Cette pièce propose une plongée vertigineuse dans les souterrains de notre arrangement social : la boue dense dans laquelle il faut du courage pour fouiller.
Rodrigo Portella

Transposée au Brésil par Rodrigo Portella, cette pièce s’impose comme un spectacle physique, où le langage corporel, souvent violent, est plus fort que les mots pour traduire l’attraction, la répulsion et le rejet de l’autre. Porté par l’impressionnante énergie des comédiens, il offre un moment de théâtre tragiquement universel dont personne ne ressort indemne. Télérama

Cette version théâtrale brésilienne d’une violente beauté, confinant au sublime, est un moment de théâtre d’exception. La Terrasse

Un uppercut théâtral brésilien, fiévreux, politique et nécessaire. […] Une immense réussite ! Têtu

Au-delà de sa beauté visuelle, de son intensité et de la prestation remarquable des comédiens, la puissance de ce spectacle réside dans les interstices de la tendresse et du désir inconscient, de l’amour interdit et de la répulsion. […] Tom na Fazenda est un moment d’une très grande intensité qui offre la découverte d’un théâtre où le corps exulte et l’émotion explose ! Foud’art

Une des voix les plus importantes de la dramaturgie québécoise, auteur de plus d’une vingtaine de pièces, Michel Marc Bouchard jouit d’un important rayonnement international grâce à ses pièces magistralement construites, lesquelles explorent le plus souvent la condition homosexuelle à travers des fictions passionnelles où mythologie et Histoire sont sollicitées. Parmi ses principaux textes, mentionnons Les feluettes (1987), Les muses orphelines (1988), Le chemin des passes dangereuses (1998), Christine, la reine-garçon (2012) et La Divine Illusion (2015). Créée en 2011, Tom à la ferme a été adaptée au cinéma par Xavier Dolan en 2013 ; déjà traduite en neuf langues, la pièce a connu à ce jour 15 adaptations à travers le monde.

« Hier j’ai vu Tom na Fazenda à Rio de Janeiro. Une des plus belles et puissantes mise en scène de ma pièce, signée par Rodrigo Portella avec la traduction d’Armando Babaioff. Deux heures de pur bonheur théâtral. Une interprétation d’une grande sensibilité et d’une rare intelligence. Un plateau nu, d’immenses acteurs, une violence qui atteint le sublime, une sensualité unique sans parler de la tendresse et de la beauté. Le plus beau cadeau que l’on puisse donner à l’auteur d’une pièce est de lui faire oublier que c’est lui qui l’a écrite et j’ai eu droit à ce cadeau ce soir. Et le public a applaudit à tout rompre. »
Michel Marc Bouchard

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