Théâtre

Dans la solitude des champs de coton

Charles Berling

C’est à une rencontre à laquelle vous allez assister. Celui qui marche sur une ligne bien droite d’une fenêtre éclairée à une autre fenêtre éclairée va traverser le territoire de l’autre, traverser l’autre. Rencontre de l’offre et de la demande, du marchand et du client, du licite et de l’illicite, de la lumière et de l’obscurité, du noir et du blanc. Alors le dialogue va s’engager parce qu’on se parle ou on se tue… On parle de désir.

« Ce n’est probablement qu’un des sujets, mais il est central parce que secret, caché et qu’il conduit le dialogue impérieusement. »
Patrice Chereau

« Désir donc si difficile à nommer, celui de l’un celui de l’autre, désir de l’autre, désir du désir de l’autre… Désir de mort peut-être le seul désir authentique tant les autres sont difficiles à combler. Et le dialogue se fait combat, danse aussi, étreinte probablement… Nous voulons vous faire ressentir ce choc de la première lecture devant un texte où se développe de nombreux motifs, la justice et l’injustice, le haut et le bas, les différentes façons qu’il y a de dire non ou oui, lumière électrique ou naturelle, l’obscurité, le désir, et qui n’en reste pas moins énigmatique. »
Alain Fromager, collaborateur artistique

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De Bernard-Marie Koltès
Mise en scène Charles Berling
Avec Mata Gabin et Charles Berling

Conception du projet Charles Berling
et Léonie Simaga
Collaborateur artistique Alain Fromager
Décor Massimo Troncanetti
Lumières Marco Giusti
Son Sylvain Jacques
Assistanat à la mise en scène Roxana Carrara
Regard chorégraphique Frank Micheletti

Production Châteauvallon-Liberté, scène nationale
Coproduction Théâtre National de Strasbourg /
Théâtre du Gymnase, Marseille / anthéa, Antipolis Théâtre d’Antibes
Avec l’aide de la SPEDIDAM

Spectacle créé au Théâtre National de Strasbourg le 1er octobre 2016

Photos © Nicolas Martinez, Châteauvallon, scène nationale
Texte © DR

Saison 20-21
Le Toboggan, Décines
le 9 décembre 2020
Le Préau Centre Dramatique National
de Normandie-Vire
du 1er au 2 juin 2021
L’éclat, Pont-Audemer
le 4 juin 2021
Théâtre 14
du 8 au 26 juin 2021

Saison 18-19
Grande Halle de la Villette
du 15 au 17 mai 2019

Saison 17-18
Théâtre des Quartiers d’Ivry
du 12 au 22 octobre 2017
Le Liberté, scène nationale
le 2 novembre 2017
Théâtre du Gymnase, Marseille
du 8 au 10 novembre 2017
Le Carré, Sainte-Maxime
le 18 novembre 2017
Aggloscènes – Théâtre Le Forum, Fréjus
le 24 novembre 2017

Saison 16-17
Théâtre National de Strasbourg
du 1er au 11 octobre 2016
Le Liberté, scène nationale
du 8 au 11 novembre 2016
anthéa, Antipolis Théâtre d’Antibes
les 22 et 23 novembre 2016

« Mata Gabin donne la réplique à Charles Berling pour un très beau moment de théâtre. » Var Matin

« Berling est assez remarquable dans la confrontation. Ajoutant avec son costume en piètre état un questionnement sur son passé immédiat. Mata Gabin entretient le trouble, même si sa forte présence peut par moments dérouter. […] les trois classes de lycéens présentes lors de la seconde soirée à Ivry, et qui ont suivi avec une ardente passion cet échange brut sans substance matérielle. » L’Humanité

« Aussi belle que complexe, la langue de Bernard-Marie Koltès est piégeuse pour quiconque tente de se l’approprier. Sans pour autant en briser tout le mystère et en purger toute la poétique, Berling parvient à la rendre limpide. Le joli duo qu’il forme avec Mata Gabin confère à ce texte difficile une clarté nouvelle et met l’excellence du dramaturge français à la portée de tous. Plutôt que deux monologues qui se répondraient en écho, Berling transforme l’échange entre le dealeur et le client en un véritable dialogue. Se succédant à un rythme effréné dans les positions de dominant et de dominé, ils se lancent dans une joute verbale où l’attraction et la répulsion s’entremêlent jusqu’à conduire à un inévitable conflit. » Les Échos

« Le verbe se creuse, il devient râpeux, et fait de cette rencontre crépusculaire, chorégraphiée par Frank Micheletti, une mise en abîme des mots et des corps. » Zibeline

« Un affrontement sado-maso poétique écrit dans une langue flamboyante et parfaitement interprétée par Charles Berling et Mata Gabin, tout en rudesse et fragilité. » La Marseillaise

« Berling, costume défraîchi et cravate fatiguée d’une homme qui a glissé dans le déclassement, paumé, anxieux, impose, de sa voix ferme et très nuancée, cette présence attachante et irritante à la fois. Face à lui, inquiétant, agressif, ambivalent, le dealer de Mata Gabin angoisse. le rythme est bon, tendu, avec des pauses, des accélérations. Le son, conçu par Sylvain Jacques, ajoute à la peur, déchirant à plusieurs reprises un échange qui pourrait s’apaiser mais se clôt sur une menace irréparable même si le metteur en scène préfère tout laisser en suspens… » Le Figaro