Bijou bijou, te réveille pas surtout
Jeune public

Bijou bijou, te réveille pas surtout

Philippe Dorin — Sylviane Fortuny

Tout commence par un adolescent qui s’endort. Ses camarades-comédiens le rejoignent dans ses rêves. Des rêves où s’entremêlent Shakespeare, des comédies musicales et des films de cape et d’épée… Un couteau est posé au centre de la scène, signe fatal. Une scène d’amour vient d’être écrite et sèche, signe mental. Entre rêve et réveil, le temps de l’adolescence cherche un sens à l’existence.

Bijou bijou, te réveille pas surtout
Bijou bijou, te réveille pas surtout
Bijou bijou, te réveille pas surtout
Bijou bijou, te réveille pas surtout
Lieu
  • Le Liberté
  • Salle Albert Camus
Accessibilité
  • En famille
    • dès 9 ans
  • Dates Durée 1h
  • mardi 28 mars 2023 14:30
  • mardi 28 mars 2023 19:30
Tarif A
  • Plein tarif 29 €
  • Tarif préférentiel 21 €
  • Tarif avec la Carte Encore 21 €
  • Tarif formule 3 spectacles et + 20 €
  • Tarif formule 10 spectacles et + 18 €
  • Tarif demandeur d'emploi 16 €
  • Tarif jeune 11 €
  • Tarif solidaire 5 €
Informations pratiques

Théâtre et sommeil sont deux mots qui vont très bien ensemble. Bijou, Bijou, c’est une chanson nocturne de Bashung, des mots dits d’une voix chaude et un peu cassée, avec délicatesse et précaution à quelqu’un qui dort. « Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves et notre petite vie est entourée de sommeil. » Cette réplique du Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare conduit les comédiens de la compagnie pour ainsi dire aux rives des mystérieux territoires intérieurs que nous arpentons, surpris, étonnés, effrayés parfois, tandis que nous dormons. Pour un jeune homme que la fatigue ralentit, l’existence apparaît sous la forme d’un rêve éveillé plein de désordre et de confusion. Entre crime et amour son cœur balance. Ses camarades de théâtre le rejoignent dans la forêt inextricable du sommeil et l’accompagnent dans ses songes jusqu’à son réveil. Pour qu’il puisse revenir sur la scène de la vie et qu’autour de lui le monde soit enfin apaisé.

En coréalisation avec LE PÔLE — La Saison Jeune Public

Texte Philippe Dorin publié à L’école des loisirs, collection théâtre
Mise en scène Sylviane Fortuny
Avec Jean-Louis Fayollet, Déborah Marique, Catherine Pavet, Morgane Vallée et Johann Weber
Scénographie Sylviane Fortuny et Sabine Siegwalt
Lumières Kelig le Bars
Musique Catherine Pavet
Costumes Sabine Siegwalt
Vidéo Matthieu Berner
Régie générale et lumière Jean Huleu et Gaspard Gauthier
Régie plateau Charlotte Fegelé
Assistanat à la mise en scène Simon Gelin
Coaching vocal Anna Hornung
Peinture du rideau Lorraine Acin-Dorf
Construction du décor Ateliers Jipanco et Cie avec la participation de l’atelier de construction du ThéâtredelaCité, CDN Toulouse Occitanie

Production Compagnie pour ainsi dire
Coproduction ThéâtredelaCité, CDN Toulouse Occitanie / TGP, centre dramatique national de Saint-Denis / Théâtre des Bergeries – Noisy le sec / MAC – Maison des Arts de Créteil / Les 3T, scène conventionnée de Châtellerault / Théâtre des 4 saisons – Gradignan
Avec l’aide de la Région Île-de-France
Philippe Dorin a bénéficié du programme de résidences d’écrivains de la Région Île-de-France pour l’écriture du texte
La compagnie pour ainsi dire reçoit le soutien du ministère de la Culture — DRAC Île-de-France et du Conseil Départemental du Val-de-Marne.

Photos © Alain Richard
Texte © François Rodinson

La plume poétique de Philippe Dorin s’incarne en songe funambule. […] Exit les transitions, les enchaînements, les chevilles de compréhension. Bienvenue dans la psyché du théâtre, ce royaume des rêves où quiconque peut être roi, où les couteaux parlent en attendant l’heure du crime, où des brassées de larmes s’épanchent au fond d’un seau […] L’esthétique du spectacle est de toute beauté, la plume de Philippe Dorin emmène loin, au large du réel, et recèle des merveilles. Marie Plantin — Sceneweb

Et comme au théâtre tout peut arriver, tout arrive ! L’auteur, Philippe Dorin, et la metteuse en scène, Sylviane Fortuny, racontent dans cette dernière création les bouleversements intérieurs, le bouillonnement de l’adolescence, mais aussi l’histoire de leur théâtre, qu’ils écrivent depuis plus de vingt ans. La clé ? « Faire travailler l’imaginaire des enfants en leur donnant des pistes d’exploration. » Françoise Sabatier-Morel — Télérama

À la croisée entre sommeil et veille, un voyage imaginaire qui s’ancre dans notre mémoire des contes et des récits pour dessiner une parabole de l’adolescence et de ses tourments. Sarah Franck — Arts-Chipel.fr

Dans un spectacle, il y a toujours les germes de la création suivante. Le point de départ de Bijou bijou, te réveille pas surtout, c’est une guitare cassée à la fin de chaque représentation de notre dernier spectacle, Le chat n’a que faire des souris mortes. Ce geste a suscité de vives réactions auprès du public enfant comme adulte rencontré en tournée, nous interrogeant sur la force provocatrice du théâtre et la puissance qu’elle exerce sur les spectateurs. Comment assumer les conséquences d’un tel acte ? Comment retirer les échardes que cette guitare cassée a plantées dans nos cœurs ? Comment reconstruire quelque chose sur les débris d’une histoire ? Cette centaine de guitares brisées valent bien un spectacle à elles seules.

Philippe Dorin

Philippe Dorin est né en novembre 1956 à Cluny. Il travaille d’abord comme auteur et comédien au Théâtre Jeune Public de Strasbourg, entre 1980 et 1990, sous la direction de André Pomarat et Eric de Dadelsen. En 1994, il rencontre Sylviane Fortuny avec qui il fonde la compagnie pour ainsi dire à Paris en 1997.

Il écrit également pour d’autres compagnons metteurs en scène parmi lesquels Michel Froehly (Bouge plus ! 2004, Christ sans hache 2006, One two one two three four 2009, A table ! 2012), Ismaïl Safwan de la Cie Flash Marionnettes, (Babel France 1999, Les Enchaînés 2007, 2084, un futur plein d’avenir 2010, 4M4A 2012), Thierry Roisin de la Comédie de Béthune – CDN (Deux mots 2009). Dernièrement, il a aussi écrit des livrets d’Opéra pour l’ARCAL, Les époux (2010), Le Carrosse d’Or et Ars Nova, Courte longue vie au grand petit roi (2014), Le Fracas (CDN de Montluçon) et l’Opéra de Saint Etienne, Patoussalafoi (2015). Il est auteur engagé au Théâtre de l’Est parisien dirigé par Catherine Anne en 2004/2005, qui accueillera la plupart de ses spectacles jusqu’en 2010. Ses textes, publiés pour la plupart à L’école des Loisirs, sont montés par de nombreuses autres compagnies en France parmi lesquelles la Cie La Rousse (Nathalie Bensard) et la Cie Les Veilleurs (Emilie Leroux), et le Théâtre des Deux Mondes à Montréal (Eric Jean).

Sylviane Fortuny

Sylviane Fortuny est née en avril 1951 à Casablanca au Maroc. Elle découvre le théâtre destiné aux enfants en 1986, au Théâtre de Sartrouville (Heyoka) avec Kim Vinter et Bernard Sultan, pour lesquels elle travaille d’abord comme manipulatrice de marionnettes, puis comme comédienne jusqu’en 1993 (Les draps du rêveLe lit marineJardins d’enfanceFenêtres).

En 1994, elle rencontre Philippe Dorin avec lequel elle fonde la compagnie pour ainsi dire à Paris en 1997. Elle travaille également comme comédienne et manipulatrice avec plusieurs autres compagnies entre 1996 et 1998, et réalise des mises en scène pour Françoise Pillet (Emile et Angèle, correspondance – 2002), Joelle Rouland (L’envolé -2004) et Serge Marois au Québec (La robe de ma mère – 2008).