IT Dansa
Danse

IT Dansa

Cayetano Soto — Lorena Nogal — Gustavo Ramírez Sansano — Akram Khan

Quatre pièces interprétées par dix-huit danseurs, c’est le programme proposé par la compagnie espagnole IT Dansa. On développe son instinct de survie avec Cayetano Soto et on plonge dans l’univers intime du couple avec Gustavo Ramírez Sansano. On participe au bal de promo dynamique et coloré de Lorena Nogal  et on découvre une œuvre majeure d’Akram Khan sublimée par la scénographie d’Anish Kapoor.

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Lieu
  • Le Liberté
  • Salle Albert Camus
Accessibilité
  • Spectateurs sourds
    • Représentation suivie d’une rencontre avec les artistes en LSF — Vendredi 3 mars 2023
  • En famille
    • dès 10 ans
  • Dates Durée 1h40 environ avec entracte
  • vendredi 3 mars 2023 20:30
  • samedi 4 mars 2023 20:30
Tarif A
  • Plein tarif 29 €
  • Tarif préférentiel 21 €
  • Tarif avec la Carte Encore 21 €
  • Tarif formule 3 spectacles et + 20 €
  • Tarif formule 10 spectacles et + 18 €
  • Tarif demandeur d'emploi 16 €
  • Tarif jeune 11 €
  • Tarif solidaire 5 €
Informations pratiques

Vingt-huit mille. C’est le nombre de vagues qui frappent un pétrolier en mer chaque jour. Une résistance aux conditions extrêmes qui a inspiré le chorégraphe Cayetano Soto pour Twenty Eight Thousand Waves. Un voyage vers le dépassement de soi dont le spectateur ne ressort pas indemne. Dans un registre plus personnel, Lo que no se ve explore les liens dans la relation de couple. Le chorégraphe rompt avec la vision idéale de l’amour et normalise la séparation. Avec The Prom, on glisse dans sa tenue de bal pour fêter la fin d’année avec ses camarades. On y passe une soirée mitigée, entre rencontres joviales et improbables. Enfin, avec Kaash, traduit de l’hindi par « si seulement », Akram Khan évoque l’origine du monde, « les dieux hindous, les trous noirs, les cycles de temps indiens, la création et la destruction ». Quatre spectacles défendus avec talent, fougue et impertinence par ces danseurs en formation. Avec à son actif plus de 30 spectacles, IT Dansa permet aux jeunes talents de travailler avec des chorégraphes renommés ou émergents de la scène internationale.

Twenty Eight Thousand Waves

Chorégraphie Cayetano Soto
Musiques David Lang et Kronos Quartet
Scénographie, costumes et lumières Cayetano Soto

Lo que no se ve

Chorégraphie Gustavo Ramírez Sansano
Musique Franz Schubert
Conception des décors et éclairages Luis Crespo Portero et Gustavo Ramírez Sansano
Conception des costumes Gustavo Ramírez Sansano
Confection des costumes Sorne Blasi

The Prom

Chorégraphie Lorena Nogal
Musiques Petern Skellern, Hans-Peter Lindstrøm et Perfume Genius
Composition musicale Manuel Rodríguez
Création lumière Victor Cuenca
Création costumes Manuel Rodríguez et Lorena Nogal

Kaash

Chorégraphie Akram Khan
Musique Nitin Sawhney
Conception de la scénographie Anish Kapoor
Lumières Aideen Malone
Costumes Kimie Nakano
Confection des costumes Paca Naharro
Aide à la chorégraphie Eulàlia Ayguadé Farro et Nicola Monaco

Direction artistique Catherine Allard
Production IT Dansa
Production de tournée Delta Danse

Photo de couverture Kaash © Franck Thibault
Photos n° 1 et 2 Lo que no se ve ©Anna Fàbrega
Photo n° 3 The Prom © Franck Thibault
Photo n° 4 The Prom © Luis San Andrés
Photos n° 5 et 6 Kaash © Franck Thibault
Texte © Marie Minair

IT Dansa est un ballet junior bouillonnant de talents. Télérama Sortir

Un ballet géométrique, à la précision diabolique. Nathalie Lecornu-Baert — Ouest-France

Kaash

D’abord, un surgissement de corps emportés par rafales sur des percussions bien sèches. Ensuite, des fréquences lumineuses variables entre obscurité et rougeoiement, balayage atmosphérique qui ne faiblira pas pendant toute la représentation. Avec cette pièce dans laquelle le chorégraphe combinait non sans puissance danse kathak indienne et contemporaine, il imposait un style urgent, de haute précision, dont la beauté sèche et nette hypnotisait. Rosita Boisseau — Télérama

Kaash déploie une dynamique à nulle autre pareille et une gestuelle fulgurante. Prélevée dans une sorte de flux continu, la chorégraphie, d’une rapidité ahurissante, laisse apparaître une transparence du mouvement, comme menacé de disparaître. Les corps des cinq interprètes sont emportés dans cette dynamique instable. Leur gestuelle complexe, structurée, travaillée par des accélérations intenses, auxquelles succèdent des ralentis fascinants, crée une sensation d’apesanteur ou d’éblouissement. Cette physicalité acérée, véloce et précise engouffre interprètes et spectateurs dans la théorie du chaos. Agnès Izrine — La terrasse

Twenty Eight Thousand Waves

Dans Twenty Eight Thousand Waves, Cayetano Soto s’est inspiré du fait qu’un pétrolier en mer est frappé par les vagues en moyenne vingt-huit mille fois par jour. Cette résistance à l’extrême a inspiré une vision sur la fine frontière entre la vie et la mort, et sur l’instinct humain de survie.

« Sur le plan chorégraphique, Twenty Eight Thousand Waves est une œuvre complexe. La partie artistique et la partie technique vont de pair à chaque instant, offrant au danseur l’opportunité de se dépasser et de trouver de nouveaux défis dans sa discipline artistique. Quant au public, je lui donne la possibilité de voyager avec moi dans des lieux qu’il n’aurait jamais pu imaginer auparavant. Le retour à IT Dansa est très important et nécessaire. Après avoir commencé ici en tant que danseur, je peux revenir comme un modeste exemple de réussite nationale et internationale, un artiste de plus qui est sorti de cette compagnie. Montrer aux danseurs d’autres perspectives, d’autres possibilités, mais surtout leur offrir de nouveaux outils pour mieux connaître leur corps, leurs capacités, le chemin et l’objectif, afin de tirer le meilleur d’eux-mêmes, tant au niveau personnel que professionnel. J’espère que cela sera le début de quelque chose d’exceptionnel pour tous. » Cayetano Soto

Lo que no se ve

Pour la quatrième fois, Gustavo Ramírez Sansano crée une pièce pour IT Dansa. Dans Lo que no se ve, le chorégraphe explore les liens interpersonnels avec une proposition intimiste et pleine de sensibilité. Sur scène, trois duos de danseurs et danseuses se succèdent et donnent à voir différentes façons de comprendre les relations de couple. L’œuvre rompt avec l’ancien idéal de l’amour parfait, en exposant tout ce que les relations amoureuses impliquent et en normalisant les séparations. À travers cette pièce, le chorégraphe montre l’établissement de différentes relations tout au long de la vie afin d’expérimenter, d’apprendre et de mieux connaître l’amour.

« À l’origine de chaque coup de foudre, il y a une erreur : sans raison, nous avons pensé que la personne que nous aimions était quelqu’un d’autre. » Joan Fuster

The Prom

Sous la forme d’une incursion dans un bal de promotion dynamique et coloré, Lorena Nogal explore les états dans lesquels nous nous trouvons lors de festivités auxquelles nous ne souhaitons pas assister. Elle signe ici sa première création pour la compagnie IT Dansa, dont elle a fait partie en 2006 et en 2007. Entre rencontres improbables et joviales, dépassement de soi et clins d’œil nostalgiques à ses deux années au sein de la compagnie, la chorégraphe nous dépeint avec humour et bienveillance le tableau de son aversion pour les fêtes.

« J’ai épuisé toutes les excuses pour ne pas venir. J’ai décidé de changer mes habitudes. Et je me demande : les gens sont-ils conscients de la quantité de petites actions qui, sans que l’on s’en rende compte, sont capables de changer nos vies ? J’entre par la porte et me dis : grâce à ces petites actions, tu deviens celle que tu es ou que tu voudrais être. Je n’ai pas encore enlevé mon manteau que je regrette déjà d’être venue. » Lorena Nogal

Kaash

Créée en 2002, Kaash (« si seulement » en hindi) est l’une des œuvres majeures d’Akram Khan. Considérée comme un choc plastique par les observateurs, la pièce signait le début de la reconnaissance internationale du chorégraphe. Sa collaboration avec Anish Kapoor pour le dispositif scénique, tout comme la partition musicale ciselée du compositeur Nitin Sawhney, sont loin d’y être étrangères… Kaash est une sublime évocation de l’origine du monde. « Les dieux hindous, les trous noirs, les cycles de temps indiens, la création et la destruction » sont les points de départ de cette pièce. Jusqu’à la fin, public et danseurs vont vivre à l’unisson du chaos. Entre ombre et lumière, Kaash défie le temps et matérialise parfaitement la volonté pour Akram Khan de construire des ponts entre la danse contemporaine et la danse kathak indienne.

Cayetano Soto

Né et basé à Barcelone, Cayetano Soto a créé des œuvres pour de grandes compagnies dans le monde entier. Ses chorégraphies techniques, aiguës et imprévisibles peuvent être vues dans des festivals internationaux en Europe, aux États-Unis et au Canada. Soto a commencé sa formation en danse à l’Institut del Teatre de Barcelone et a poursuivi ses études au Koninklijke Conservatorium de La Haye. Après avoir obtenu son diplôme en danse classique, Soto a dansé avec l’IT Dansa Barcelona en 1997, avant de rejoindre le Ballet Theater Munich un an plus tard, où il a créé plusieurs ballets à succès et l’une de ses premières pièces emblématiques Fugaz.

Depuis 2005, Soto travaille en tant que chorégraphe indépendant et a reçu des commandes du Nederlands Dans Theater, du Ballet Royal de Flandre, du Zürich Ballet, du Stuttgart Ballet, du Balé da Cidade de São Paulo, de la Companhia Nacional de Bailado, du Perm Opera Ballet Theater, du Maggio Danza Opera di Firenze, ou encore, du Hessisches Staats Ballett Wiesbaden. Il a également créé plusieurs ballets avec des compagnies allemandes, comme le Stuttgart Ballet, le Staatstheater Braunschweig, le Hessisches Staats Ballett Wiesbaden, le Augsburg Ballett, le Ballett im Revier, le Staatstheater Nürnberg et le Ballett Dortmund.

En 2009, il a entamé une collaboration continue avec l’Aspen Santa Fe Ballet et Introdans voor de Jeugd, créant un certain nombre de nouveaux ballets. Pour le Ballett Dortmund, il a créé une nouvelle version de Carmen. En raison du succès rencontré à Dortmund, le Národní Divadlo Brno, en République tchèque, a monté Carmen en 2010. Arte 1 Brésil a diffusé un documentaire de six épisodes de la création ADASTRA de Cayetano Soto en 2015 pour le Balé da Cidade de São Paulo. ADASTRA a été nommé pour le meilleur spectacle de danse de l’année par la presse de São Paulo. Au cours de la saison 2016/17, Cayetano Soto a été le mentor de la bourse chorégraphique du BalletX de Philadelphie. Soto a reçu le premier prix pour son ballet 24FPS au concours chorégraphique Uncontainable du Ballet Royal de Flandre en 2006. Canela Fina, commandé par le Balé da Cidade de São Paulo, a été récompensé comme meilleure production de danse de 2008 par le journal brésilien Folha de São Paulo. En 2011, Soto a été nominé pour le prix de danse le plus prestigieux de Russie, le Golden Mask Award, pour sa chorégraphie Uneven. Soto a été chorégraphe résident du Ballet BC de septembre 2015 à avril 2018.

Gustavo Ramírez Sansano

Gustavo Ramírez Sansano suit sa formation à l’Institut de Théâtre de Barcelone, puis intègre le Jeune Ballet d’Alicante entre 1990 et 1994. En 1997, à 19 ans, il remporte le prix du concours chorégraphique Ricard Moragas de Barcelone avec sa pièce Fetos. Quatre ans plus tard, il gagne le prestigieux concours chorégraphique Dom Perignon de Hamburg avec Un peso en la espalda. En tant que danseur, il travaille avec Jacopo Godani, Hans Van Manen, Jirí Kylián, Ohad Naharin, Johan Inger, Paul Lightfoot, Victor Ullate, entre autres. Il rejoint ensuite des formations comme le Ballet Contemporáneo de Barcelone et le Ballet de la Comunidad de Madrid, puis devient interprète dans le Nederlands Dans Theater II (NDT2). Il quitte ensuite l’Europe pour les États-Unis, où il danse avec le Hubbard Street Dance (Chicago).

Gustavo Ramírez Sansano a créé des chorégraphies pour de nombreuses compagnies à travers le monde et a enseigné de nombreuses années au Conservatoire supérieur de danse de Valence (Espagne), où il a dirigé le projet Titoyaya pendant quatre ans. Il a ensuite été nommé directeur artistique de Negra Dance Theater en 2009.

Lorena Nogal

Danseuse au sein de l’Institut del Teatre de Barcelona et de la compagnie IT Dansa, Lorena Nogal travaille 8 ans au sein de La Veronal en tant qu’assistante chorégraphe aux côtés de Marcos Morau, travaillant autant les projets de la compagnie que les projets externes à celle-ci : Lanònima Imperial, Gelabert-Azzopardi et Plan B. Son travail de chorégraphe est récompensé à plusieurs occasions lors de concours chorégraphiques nationaux.

Akram Khan

Akram Khan est l’un des artistes les plus célèbres et les plus respectés du monde de la danse du moment. En un peu plus de 19 ans, il a créé un ensemble d’œuvres qui ont contribué de manière significative à l’art au Royaume-Uni et à l’étranger. Sa réputation s’est construite sur le succès de productions imaginatives, très accessibles et pertinentes telles que XENOS, Until the Lions, Kaash, iTMOi (in the mind of igor), DESH, Vertical Road, Gnosis et zero degrees. Khan a attiré des artistes de classe mondiale issus d’autres cultures et disciplines. Il a notamment collaboré avec le Ballet national de Chine, l’actrice Juliette Binoche, la ballerine Sylvie Guillem, les chorégraphes et danseurs Sidi Larbi Cherkaoui et Israel Galván, la chanteuse Kylie Minogue, le groupe de rock indépendant Florence and the Machine, les plasticiens Anish Kapoor, Antony Gormley et Tim Yip, l’écrivain Hanif Kureishi et les compositeurs Steve Reich, Nitin Sawhney, Jocelyn Pook et Ben Frost.

L’œuvre de Khan est reconnue comme étant profondément émouvante, et sa narration intime et épique est intelligemment élaborée sans le moindre effort. Décrit par le Financial Times comme un artiste « qui parle énormément de choses extraordinaires », l’un des temps forts de sa carrière a été la création d’une section de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de 2012 à Londres, qui a été unanimement saluée. En tant que chorégraphe, Khan a développé une étroite collaboration avec l’English National Ballet et sa directrice artistique Tamara Rojo. Il a créé la courte pièce Dust, dans le cadre du programme Lest We Forget, qui lui a permis une invitation à créer sa propre version, acclamée par la critique, de l’emblématique ballet romantique Giselle. Khan a reçu de nombreux prix tout au long de sa carrière, notamment le Laurence Olivier Award, le Bessie Award (prix de la danse et de la performance à New York), le prestigieux Distinguished Artist Award de l’ISPA (International Society for the Performing Arts), le Fred and Adele Astaire Award, le Herald Archangel Award au Festival international d’Édimbourg, le South Bank Sky Arts Award et huit Critics’ Circle National Dance Awards. Khan a reçu un MBE pour ses services rendus à la danse en 2005. Il a récemment été annoncé comme le nouveau chancelier de l’Université De Montfort, et il est également diplômé honoraire de l’Université de Londres ainsi que des universités de Roehampton et De Montfort, et membre honoraire de Trinity Laban. Khan est un artiste associé du Sadler’s Wells et de la Mountview Academy of Theatre Arts, à Londres, et du Curve, à Leicester.