Plus qu’un spectacle, No Mundo est une expérience à vivre. Chorégraphiée par Frank Micheletti, cette création se compose de huit performances en déambulation. Huit moments forts qui, dans une belle énergie collective, convergent vers un dancefloor réunissant artistes et public.
Avec la Carte Châteauvallon-Liberté, votre 6ème place de spectacle est offerte !
Dans le cadre de l’engagement de la Scène nationale en faveur de l’environnement, Châteauvallon-Liberté, vous encourage à partager vos trajets avec d’autres spectateurs.
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→ Pour faciliter vos échanges, un tableau pour les covoitureurs est à votre disposition dans nos deux théâtres. Prenez un post-it, remplissez-le et attendez d’être contacté par vos futurs covoitureurs.
En partenariat avec le réseau Mistral, une navette BUS, offerte, vous transporte de la place de la Liberté jusqu’à Châteauvallon. Du Liberté à Châteauvallon, elle dessert vingt-et-un arrêts.
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Réservation conseillée et possible jusqu’à la veille du spectacle par téléphone au 09 800 840 40
Chaque soir de représentation, une petite restauration locale et de saison, pour manger sur le pouce vous est proposée ! Vous avez la possibilité de vous restaurer au moins une heure avant le spectacle et à l’issue.
Depuis trente ans, la compagnie Kubilai Khan investigations explore nos mondes en mutation, et les liens profonds qui unissent l’Humain et la nature. Convaincue que rien ne les sépare, No Mundo ne nie rien. En portugais, cette expression signifie littéralement « En ce monde », affirmant une présence vivante et engagée. Pour incarner cette idée, danseur·euses et musicien·nes imaginent les deux boucles du huit (∞) comme une circulation spiralée où se mêlent danse contemporaine, hip-hop, gestes traditionnels, percussions et musiques afrodescendantes.
Au gré de votre parcours dans les jardins de Châteauvallon, au Théâtre couvert ou dans l’Amphithéâtre, vous découvrirez plusieurs de ces chorégraphies faites de cercles, d’ellipses et de boucles infinies, portées par des jeux de lumière et une bande sonore immersive. Chacune célébrera la diversité qui nous entoure et emportera les spectateur·rices dans un bel élan, les invitant à partager la piste de danse pour un grand final festif.
Conception et chorégraphie Frank Micheletti
Avec Idio Chichava, Esse Vanderbruggen, Aline Lopes, Amélie Olivier, Antuf Hassani, Frank Micheletti et Yuko Oshima (batterie)
Création lumières Ivan Mathis
Production Kubilai Khan Investigations
Coproductions Klap, Maison pour la danse – Marseille ; Les Scènes du Jura, scène nationale
Photo de couverture & Photo 1 © Laurent Thurin-Nal
Photo 2 © Elian Bachini
Texte © Vanessa Asse
No Mundo est un hybride, à la croisée de différents gestes combinés. Cette expérience propose plusieurs formats. No Mundo déploie une expérience à vivre plutôt qu’un spectacle à regarder, par une dissolution méthodique des contours usuels de la représentation. Changer les formes, les formats, les attentions. Faire et regarder autrement. Trouver des configurations qui lancent nos imaginaires vers d’autres façons de percevoir et d’envisager nos présences assemblées : publics, artistes et lieux réunis.Défaire l’unicité de la salle et des places attribuées, proposer plusieurs lieux à l’intérieur du théâtre pour « déboiter » un peu l’expérience. Cette création a plusieurs subdivisions. Chacune d’entre elles propose un rapport à l’espace, à la durée et à nos perceptions qui joueront avec des présences et des écoutes spécifiques.
No Mundo est un alliage de formes sensibles à la richesse du vivant en soi et en dehors de soi. Un foyer d’explorations incandescentes qui s’intéresse à la multiplicité de nos mondes et à leur interconnexion, atlas sonore, formes dansées, bivouac sur terrain désorienté qui affole la cartométrie, secousses de la perception. La démarche du projet reconsidère le modèle de la représentation en orientant autrement le cadre de base pour accueillir des sollicitations sensorielles et des consciences perceptives plus ouvertes. Le projet active différents parcours du regard et des autres sens qui favorisent le cheminement physique et imaginaire des spectateurs dans des arrangements de matières et des compositions spatiales plus variées
Frank Micheletti
Conception, chorégraphie et interprétation
Chorégraphe et danseur basé à Toulon, co-fondateur et directeur artistique de Kubilai Khan Investigations; Frank Micheletti développe aussi une relation avec la création sonore. Excursions régulières et diversifiées, il vit des aventures de sound designer et passe des nuits sur des platines vinyles sous les traits de Yaguara. Collectionneur de ricochets, favorisant les dépossessions par intentions semi-troubles avec des explorations appelées Collections secrètes ou encore No Filter, il organise un cosmos dansant et sonore dans la rade toulonnaise, le Festival Constellations.
Guidé par une pensée géographique, il s’intéresse aux jungles de l’Occidentalisation et aime observer les transformations en cours dans l’espace urbain et regarde l’interconnexion des mondes comme une respiration. Plutôt que de vous lister ses créations, plutôt multiples, il se permet ici de s’épancher sur la disparition de la panthère longibande dite « panthère nébuleuse » et se console que l’univers poétique réserve encore des surprises.
Son travail s’intéresse à des notions de formes et de distances, aux intersections entre espace, langage et corps. Comme chacun, il voit son budget temps attirer les nouveaux gisements du profit et tâche par des micro-formes de résistance d’être mal armé. Il aime commencer et recommencer ce rituel qu’il appelle : petite danse.
Frank Micheletti est nommé artiste associé à la Comédie, scène nationale de Clermont-Ferrand (2007-2010) ainsi qu’à L’Arsenal de Metz (2007-2009). Au 1er semestre 2008, la compagnie s’inscrit dans le projet « Tremblay, territoire(s) de la danse », en partenariat avec le Théâtre Louis Aragon. Après avoir été artiste associé de 1999 à 2001 à Châteauvallon, il poursuit sa collaboration avec ce lieu. En 2009, il est accueilli à la Villa Kujoyama de Kyoto, en résidence de recherche et de création. La compagnie Kubilai Khan a été en résidence au théâtre Paul Eluard de Bezons (2011 — 2013), à Bandung (2014) avec les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine Saint-Denis, le Théâtre du Beauvaisis, Beauvais et le Théâtre de Salins, scène nationale de Martigues (2017 — 2018). Depuis 2020, Frank Micheletti est artiste associé aux Scènes du Jura, scène nationale.
À 30 ans d’existence et plus de 35 créations représentées en France et dans plus de 80 pays, Kubilai Khan investigations s’est affirmée comme une plateforme de créations plurielles, une fabrique de dynamiques artistiques de l’échelle locale à l’échelle internationale. Depuis les côtes du Mozambique jusqu’à la baie de Tokyo, glissant d’un fuseau horaire à l’autre, activant aussi bien les transversalités de langages artistiques que les questionnements culturels. Le projet artistique ne cesse d’interroger l’espace / monde en mutations, d’observer la naissance continue du réel et de ses représentations par la rencontre entre arts, territoires et publics. Une dynamique internationale est expérimentée par les diffusions mais plus encore, par les nombreuses résidences et créations effectuées sur place (à ce jour plusieurs pièces ont été créées et répétées en dehors de nos frontières avec des collaborations locales au Japon, Ghana, Mozambique, Argentine, Mexique, Chili, Bulgarie, Pologne, Indonésie).
En favorisant la perspective « aller / retour », faisant se croiser une implication locale et des projets à l’international, Kubilai Khan a pu provoquer des rencontres et faire contribuer de nombreux regards et paroles en se déployant sur des territoires diversifiés. Cette perspective nous permet de développer dans plusieurs villes en France et sur notre terrain d’adoption, Toulon et sa région, cet élan d’ouvertures en impulsant des propositions multiples dans l’espace public. Formes inédites, trajets et parcours composés in situ invitent le public à renouveler son regard sur le tissu social et la place de nos corps dans la ville. Nous avons aussi défini des outils de transmission auprès des publics : ateliers, dancefloors, rencontres, etc…
À l’heure où de multiples réseaux s’entrecroisent, cette dynamique de déplacements reste pour nous un terrain privilégié pour observer les processus de modernisation de plus en plus transitoires, modifiables et contingents, pour observer et écouter les nouveaux usages et visages de ce qui vient. Nous développons une relation à la ville où la danse devient une micro-politique. Comme une micro-géographie, elle sert de médium de déplacement, de dépassement, de déclencheur d’expériences.
Aujourd’hui, Kubilai Khan poursuit son voyage à travers les formes et les plateaux, continue d’hybrider les gestes, de déplacer les lieux de présentation de la danse, des musiques, pour trouver de nouveaux regards. Pièces chorégraphiques, parcours dans les villes, performances in situ, nouvelles constellations… autant d’empreintes sensibles et engagées, de points de vue sur le monde.