oh #2
Danse

oh #2

Régine Chopinot

Régine Chopinot, entourée et soutenue par une équipe de fidèles artistes, organise une partition en geste, musique et parole pour douze jeunes gens en apprentissage de la langue française à Toulon. Les représentations seront suivies d’une rencontre avec les artistes.

oh #2
Lieu
  • Le Liberté
Accessibilité
  • En famille
    • dès 8 ans
  • Dates Durée 40 min
  • samedi 10 décembre 2022 20:00
  • dimanche 11 décembre 2022 16:00
Gratuit sur réservation
Informations pratiques

Régine Chopinot poursuit l’aventure spécifique et nécessaire d’une artiste face à la société commencée dès 2015 avec les centres sociaux du centre-ville de Toulon et le concours d’Anne Robert. Depuis 2017, cette aventure artistique s’est poursuivie au Port des créateurs où Régine Chopinot est artiste en territoire puis avec Le Liberté pour la première édition de oh créée en mai 2021.

Représentations suivies d’une rencontre avec les artistes.

Conception Régine Chopinot
Avec Bekaye Diaby, Niaoko Ishiwida…
Linguiste Anne Robert
Batterie Vincent Kreyder
Son Nicolas Barillot
Lumières Sallahyn Khatir

Photo © JBW – Bekaye Diaby
Texte © DR

Régine Chopinot est danseuse et chorégraphe. Née en Algérie, elle n’a que 5 ans quand ses parents l’inscrivent dans une école de danse classique. Elle continue sa formation à Lyon, en France et découvre à 22 ans la chorégraphe Marie Zighera qui lui fera partager son engouement pour la danse contemporaine. Son nouveau mentor lui ouvrira les portes de sa troupe en lui donnant l’opportunité d’y enseigner. Forte de cette expérience enrichissante, elle se décide en 1978 à créer sa propre compagnie, la Compagnie du Grèbe. Formée de danseurs, comédiens et musiciens, cette compagnie va lui permettre d’assouvir ses pulsions créatives en montant ses propres pièces, morceaux par morceaux. Son premier projet, Ma grand-mère Hippocampe, est ainsi mis en scène la même année. Pour les pièces suivantes, elle s’entoure de personnalités telles que Andy Goldsworthy, Jean Le Gac, Jean-Michel Bruyère, Philippe Decouflé, Daniel Larrieu ou encore sa sœur Michèle Prélonge (Grand Ecart, 1982) et commande ses partitions musicales chez des compositeurs comme Tôn-thât Tiêt ou Bernard Lubat. Son travail pour la pièce Halley’s Comet est en effet gratifié en 1981 du second prix au Concours chorégraphique International de Bagnolet. Délices en 1983 puis Via (1984) donnent le ton du renouveau, en partie grâce au mariage réussi qu’elle opère entre le multimédia et la danse contemporaine. Régine n’hésitera pas à faire converger danse et création stylistique en collaborant avec Jean-Paul Gaultier durant une décennie, de 1983 à 1993. Ce dernier, ravi d’avoir à faire à une créatrice aussi non conformiste et excentrique que lui, l’accompagnera dans plusieurs spectacles, l’apogée de leur travail commun est sans aucun doute Le Défilé présenté en 1985. En 1986, elle est nommée directrice du Centre chorégraphique national de Poitou-Charentes à La Rochelle. La troupe prend le nom de Ballet Atlantique-Régine Chopinot (BARC) dès 1993. En 1991, Régine met en scène Saint Georges qui marquera un relatif tournant dans la façon dont elle échafaude son œuvre. De pièces humoristiques et provocatrices, la chorégraphe semble s’assagir en passant à un style plus épuré, voire expérimental où elle cherche vraisemblablement à se débarrasser du superflu pour ne garder que l’essentiel. Dans Chair-Obscur (2002) par exemple, elle nous propose une réflexion esthétique sur la violence et la mort. En 1998, elle présente dans la même année Paroles du feu et une interprétation des Quatre Saisons de Vivaldi dans laquelle elle aborde la métaphore des quatre saisons que comporte notre vie (enfance, jeunesse, maturité et vieillesse). Son talent et la reconnaissance de son public autant que celui de ses pairs lui offre l’opportunité de réunir dans la Danse du temps (1999) les danseurs, qui à défaut d’être étoiles n’en ont pas moins une dimension céleste, Françoise et Dominique Dupuy, pionniers de la danse contemporaine en France dans les années 1950. En marge de la création chorégraphique, Régine trouve le temps de boulimiser son métier en dansant pour d’autres chorégraphes. Alain Buffard la fera danser en 2003 dans Wall dancin’ – Wall fuckin, et en 2004 pour Mauvais Genre. Elu et Steven Cohen, les frères sud-africains, ont également la chance de la voir évoluer dans leur création I wouldn’t be seen dead in that. Un de ses dernières pièces est Cornucipiae en 2008. En 2012, c’est à l’occasion du festival d’Avignon que la chorégraphe s’est associée aux Kanak du groupe Wert pour présenter Very Wert ! qui envouta nombre de spectateurs.