Il y a plus de 50 ans, Hannah Arendt écrivait déjà que « Le pouvoir et la violence s’opposent par leur nature même ; lorsque l’un des deux prédomine de façon absolue, l’autre est éliminé. » Cette opposition met en avant un équilibre des plus fragiles : si le pouvoir peut organiser, construire, voire libérer, il peut également assujettir, détruire et faire taire. Est-il alors raisonnable de faire confiance au pouvoir ? À l’heure où les démocraties se retrouvent fragilisées et que les dirigeant·es se rigidifient, les artistes décortiquent les discours et font se fissurer nos certitudes.
De Huit rois (nos présidents) à Magistral·e·s en passant par Alfred Dreyfus, la fiction sonde les mécanismes d’emprise, les mises en scène du politique, les fractures entre justice et autorité. Tandis que d’autres racontent les convergences entre les luttes, affrontent l’héritage des dominations et rêvent L’Abolition des privilèges.
Alors où se situe notre place de citoyen·nes au-delà des urnes ? Qui décide ? Qui obéit ? Qui refuse ? Et quelles formes de démocratie sommes-nous prêt·es à réinventer, ensemble ?