Pour toute une génération née après la Seconde Guerre mondiale, l’arrivée au pouvoir d’un candidat socialiste est la promesse pleine d’espérance d’un changement tant attendu. Puisant dans le théâtre documentaire et la comédie, ce volet de la série Huit rois (nos présidents), mise en scène Léo Cohen Paperman (Compagnie des Animaux en Paradis), raconte le destin de cette génération.
Avec la Carte Châteauvallon-Liberté, votre 6ème place de spectacle est offerte !
Dans le cadre de l’engagement de la Scène nationale en faveur de l’environnement, Châteauvallon-Liberté, vous encourage à partager vos trajets avec d’autres spectateur·rices.
→ Rejoignez notre groupe Facebook Covoiturage Châteauvallon-Liberté pour proposer ou demander un trajet partagé en cliquant ici
→ Pour faciliter vos échanges, un tableau est à votre disposition dans nos deux théâtres.
Prenez un post-it, remplissez-le et attendez d’être contacté par vos futur·es covoitureur·euses.
Tarif spécial à 4 € de 19h à 2h les soirs de représentation au parking Q-Park Liberté, place de la Liberté en réservant ici.
Le bar est ouvert les jours de représentation, 1h avant le début du spectacle et après la représentation. Il propose une restauration légère, avec des produits locaux et de saison.
Conçue comme une vaste saga humoristique, la série Huit rois (nos présidents), dresse le portrait des présidents de la Cinquième République, de Charles de Gaulle à Emmanuel Macron. Jouant sur les différentes formes théâtrales, le metteur en scène Léo Cohen Paperman transpose ces figures politiques en personnages de théâtre. Cette série nous donne à voir ce que nous avons en partage : une histoire électorale commune, à la fois profonde et délicieusement cocasse. De la géniale incarnation de Jacques Chirac aux espoirs et désillusions de celles et ceux qui ont voté François Mitterrand, c’est à La thérapie d’Emmanuel Macron que nous assisterons dans cette nouvelle création.
Michel est ouvrier. Marie-France est journaliste. Luc est enseignant. Elle et ils ont voté François Mitterrand en mai 1981. À la veille de la Présidentielle 2022, elle et ils s’apprêtent à donner leur voix à Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron ou Marine Le Pen. Avec humour, ces trois électeur·rices retracent leur trajectoire au fil des deux septennats mitterrandiens. Une époque marquée par l’antiracisme, la montée du Front National et la construction de l’Europe. Au gré de leurs récits surgissent mille personnages, elle et ils relatent leurs espoirs et leurs peines et dévoilent la manière dont la politique a influencé le cours de leur vie.
Texte Léo Cohen Paperman et Emilien Diard-Detoeuf
Mise en scène Léo Cohen Paperman
Avec Léonard Bourgeois-Tacquet, Mathieu Metral en alternance avec Clovis Fouin et Hélène Rencurel
Assistanat à la mise en scène Esther Moreira
Lumières Pablo Roy, Stéphane Bordonaro et Léa Maris
Scénographie Anne-Sophie Grac
Costumes Manon Naudet
Création sonore Lucas Lelièvre
Régie Thomas Parisot en alternance avec Léonard Tusseau
Coproduction Théâtre Louis Jouvet,Rethel / Théâtre de Charleville-Mézières / Espace Jean Vilar, Revin / Le Salmanazar – scène de création et de diffusion d’Epernay / Le Forum – scène conventionnée de Carros / Théâtre du Train Bleu / Acmé / La Pépinière Théâtre
Aide à la création département de la Marne / Région Grand Est
Aide à la diffusion Région Grand Est
Soutien Théâtre du Rond-Point
Spectacle ayant bénéficié de l’aide de l’Agence culturelle Grand Est au titre du dispositif «Tournée de coopération»
Cette action s’inscrit dans le cadre de la résidence partagée de la compagnie des Animaux en paradis en région Grand Est, réalisée en partenariat avec Théâtre Louis Jouvet – scène conventionnée d’intérêt national de Rethel / Le Salmanazar – scène de création et de diffusion d’Epernay / Théâtre de La Madeleine – scène conventionnée de Troyes / Théâtre municipal de Charleville-Mézières / Maison des jeunes et de la culture Calonne de Sedan / Espace Jean Vilar de Revin / La Filature – espace culturel de Bazancourt
La compagnie des Animaux en Paradis bénéficie du soutien du ministère de la Culture / Direction régionale des affaires culturelles Grand Est, au titre de l’aide aux compagnies conventionnées et est soutenue par la Région Grand Est au titre d’une convention pluriannuelle.
Photos © Pauline Le Goff
Texte © Vanessa Asse
Génération Mitterrand est l’épisode 2 de la série Huit rois (nos présidents) dont l’objectif est de peindre le portrait théâtral des huit présidents de la Cinquième République, de Charles de Gaulle à Emmanuel Macron. Ce nouvel opus suit la création, en janvier 2020, de La Vie et la mort de J. Chirac, roi des Français ; et précède Le Dîner les Français de V. Giscard d’Estaing, créé en novembre 2023 à Châtillon.
Le roman de la génération 68
Mes portraits présidentiels se veulent avant tout des portraits sensibles. À travers eux, c’est la société française que j’interroge – ceux qui la font, comme ceux qui la vivent. Avec Jacques Chirac, je racontais notre génération, née au moment de la chute du Mur de Berlin, devenue adolescente au matin du 11 septembre 2001 puis adulte pendant la crise économique mondiale de 2008. De la même manière, écrire un spectacle sur François Mitterrand, c’est écrire un spectacle sur la génération de mes parents, nés après la Seconde Guerre Mondiale, révolutionnaires en 1968 et convaincus, au soir du 10 mai 1981, que l’élection d’un Président socialiste allait « changer la vie. » Paradoxe étrange : c’est à un homme issu de la bourgeoisie catholique, usé par la IVe République et sali par la Guerre d’Algérie que la « génération 68 » a confié la charge de réaliser ses idéaux libertaires, égalitaires et décentralisateurs. Mon spectacle sera donc l’autopsie tragi-comique des utopies d’une génération. À travers six scènes de narration épiques et comiques, je raconte le destin de trois personnages imaginaires et emblématiques nés en 1950 et qui ont voté Mitterrand en 1981 : Marie-France Deschamps, journaliste à Paris ; Luc Corrini, professeur dans un collège de la banlieue lyonnaise ; Michel Corrini, ouvrier à Belfort. Avec le récit de leurs espérances et de leurs désillusions, c’est d’abord un portrait du peuple de gauche que je veux écrire.
Le portrait d’un Président
Parallèlement à ces récits d’âmes perdues dans la grande Histoire, je veux aussi peindre, à travers une quinzaine scènes qui ont lieu dans le bureau de François Mitterrand à l’Élysée, le trajet politique – et parfois intime – d’un Président pendant ses deux septennats (1981 – 1995). Sous les yeux des spectateurs, défileront des personnages plus ou moins célèbres de notre histoire récente : Michel Rocard, Pei Ming (l’architecte de la Grande Pyramide du Louvre), Dalida, Claude Gübler (le médecin personnel du Président), Philippe Séguin… Dans ces scènes faussement réalistes, je veux percer le mystère du François Mitterrand et comprendre les soubresauts qui ont présidé aux grands tournants opérés par le président socialiste. Celui qui fut le héraut et le premier acteur des espoirs de la gauche et avec eux, d’une société nouvelle, a fini par symboliser ses renoncements et ses échecs. Après deux ans de tentatives volontaristes, François Mitterrand fait en effet le choix d’une politique de rigueur plus conforme à ce qu’attendent les marchés financiers et ses partenaires internationaux. La France, avec cette décision, rentre dans le rang et dans son temps (celui de M. Thatcher et de D. Reagan). Qu’est-ce qui a conduit François Mitterrand à prendre ce chemin, renonçant de fait aux espérances qu’il avait porté pendant sa campagne présidentielle ? Et malgré tous ses renoncements, comment cet homme a-t-il réussi à trouver une place unique dans le coeur des Français et dans l’Histoire de la Ve République, une place qui fait de lui « le dernier des grands présidents » ?
Léo Cohen-Paperman
En rassemblant, Léo Cohen-Paperman cherche à quelque sorte l’essence d’un théâtre démocratique et populaire, un théâtre qui retrouve, dans sa diversité, tout ce qui constitue l’âme d’un peuple. Marianne
En transformant ces personnages réels en personnages de théâtre, en leur donnant une humanité sans cacher la part de cynisme du monde politique, en mêlant l’exercice du pouvoir à la mentalité d’une époque, c’est toute une France électorale qui est ici racontée de manière à la fois profonde et cocasse. Le Monde
En ces temps troublés, la démarche est on-ne-peut-plus salutaire. Léo Cohen Paperman a su jusqu’ici, toujours éviter de tomber dans l’écueil politico-politique. Sceneweb
Grâce à trois interprètes motivés […] endossant tous les rôles, y compris celui de la figure mythique, dans un décor minimal, le texte des deux jeunes auteurs […] tient la corde. Le premier opus [La Vie et la mort de J. Chirac] était une farce, le deuxième verse dans le docu-fiction tramé d’ironie. Le projet est audacieux, et la promesse, jusqu’ici, tenue. Télérama
Force tranquille d’un théâtre allant à l’essentiel : Léo Cohen-Paperman met en scène la génération Mitterrand, ses espoirs et ses désillusions. Portrait sensible et émouvant du peuple de gauche. La Terrasse
Né en 1988, Léo Cohen Paperman se forme à la mise en scène au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique sous la direction de Daniel Mesguich, Sandy Ouvrier et Pierre Debauche. Comme assistant à la mise en scène, il travaille avec Olivier Py (L’Orestie d’Eschyle), Jean-Pierre Garnier (Fragments d’un pays lointain, de Jean-Pierre Lagarce ; Lorenzaccio d’Alfred de Musset) et Christine Berg (Peer Gynt d’Henrik Ibsen ; Hernani de Victor Hugo ; Cabaret de Raymond Devos).
Au Nouveau Théâtre Populaire, il met en scène des grands textes du répertoire : Roméo et Juliette, Macbeth, Hamlet de Shakespeare ; La Mort de Danton de Büchner ; Partage de Midi de Paul Claudel. Il crée également ses propres textes, écrits en collaboration avec les acteurs : Le Jour de gloire est arrivé, Blanche-Neige. Le Ciel, la nuit et la fête (Le Tartuffe / Dom Juan / Psyché), au sein de laquelle Léo Cohen-Paperman a mis en scène Le Tartuffe, a été crée à l’occasion du 75e Festival d’Avignon en juillet 2021. La dernière création du N.T.P, Comédie Humaine (Les Belles illusions de la jeunesse / Illusions perdues / Splendeur et misères des courtisanes), dans lequel Léo Cohen-Paperman a mis en scène Illusions perdues, a obtenu le grand prix de l’Académie des Beaux-Arts.
Avec La Vie et la mort de J. Chirac, roi des Français Léo Cohen-Paperman pose en janvier 2020 la première pierre de la série théâtrale Huit rois (nos présidents), qui cumule aujourd’hui, tous épisodes confondus, près de 400 représentations. Tous les épisodes sont publiés aux éditions esse que. Léo Cohen-Paperman est depuis 2023 artiste associé au Théâtre National de la Criée – CDN de Marseille.
Parallèlement, il prépare la mise en scène de la Fabuleuse histoire de l’Opéra Comique avec l’Académie de l’Opéra Comique (création janvier 2027) et la mise en scène de Fairy Queen de Purcell avec l’ensemble Correspondance – Sébastien Daucé (création mars 2027). Il dirige régulièrement des formations professionnelles au sein du collectif du Libre Acteur, et est représenté par l’Agence Adéquat – Thomas Cerf.