Théâtre musical

À mots doux

Thomas Quillardet

Après avoir plongé dans les coulisses de TF1 dans Une Télévision française, Thomas Quillardet poursuit l’exploration de cette culture populaire qui le fascine tant, en se glissant dans la peau d’un adolescent fan de Mylène Farmer. Au-delà de la figure de l’idole, c’est le désir d’émancipation d’un adolescent en construction que l’on suit dans ce voyage mental. Un spectacle musical sans contrefaçon !

Lieu
  • Châteauvallon
  • Théâtre couvert
Accessibilité
  • Dates Durée 1h20
  • mardi 6 avril 2027 20:00
Tarifs
  • Plein tarif 30 €
  • Tarif adulte avec la carte Châteauvallon-Liberté 20 €
  • Tarif partenaire (CSE et Associations culturelles partenaires) 20 €
  • Tarif - 30 ans 15 €
  • Tarif - 18 ans 10 €
  • Tarif solidaire 5 €
  • Tarif solidaire famille adulte 10 €
  • Tarif solidaire famille enfant 5 €

Avec la Carte Châteauvallon-Liberté, votre 6ème place de spectacle est offerte !

Informations pratiques

Sylvain se rêve compositeur, scénographe, complice de sa star. Avec sa guitare électrique, il s’imagine membre de sa garde rapprochée, inventant les mélodies de ses tubes. Au plateau, sa chambre est tout à la fois : un studio de musique bricolé, les coulisses de Bercy, mais aussi, et surtout, son paysage intérieur, territoire de tous les possibles. Mylène n’est jamais incarnée, elle est une présence fantasmée. Dans ce joyeux récit, la chanteuse chuchote à l’oreille du jeune garçon. Elle l’aide à grandir, à s’émanciper.

Texte et mise en scène Thomas Quillardet
Avec Morgan Balla, Thomas Blanchard, Anna Jouan, Guillaume Laloux, Titouan Lechevalier et Josué Ndofusu
Collaboratrice artistique Titiane Barthel
Stagiaire assistante mise en scène et production Barbara de Castro da Luz Moreira
Création musicale Morgan Balla et Anna Jouan
Scénographie Lisa Navarro assistée de Marie Odin en scénographie textile
Stagiaire scénographie Daphné Carette
Construction décor Atelier de la MC2 : Grenoble / Atelier décor du TNP Lyon
Costumes Benjamin Moreau
Costumière Aude Bretagne
Stagiaire costumes Zoé Gaillard
Création lumières Kelig Le Bars
Régie Lumières Boris Pijetlovic en alternance avec Lauriane Duvignaud
Chorégraphie Max Fossati
Création et régie son Nicolas Hadot
Régie générale Titouan Lechevalier / Nicolas Barrot
Administration & production Emilie Leloup et Léa Couqueberg
Communication Aude Martino
Montage de production Marie Lenoir et Maëlle Grange
Remerciements Fanny Spiess

Production 8 avril
Coproductions Châteauvallon-Liberté, scène nationale / MC2 : Grenoble – scène nationale / Le Trident – scène nationale de Cherbourg-en-Cotentin / / Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines – scène nationale / La halle aux grains – scène nationale de Blois.
Avec l’aide à la création en fonctionnement de la Région Île-de-France
Accueils en résidence Le Théâtre Jacques Carat – Cachan / l’Avant Seine – Théâtre de Colombes / le Théâtre du Rond-point – Paris / Théâtre de Chatillon et la MC2 : Grenoble.
8 avril est conventionnée par la DRAC Île-de-France – Ministère de la Culture

Photos © Pascale Cholette
Texte © Vanessa Asse

J’avais envie depuis longtemps de faire un spectacle sur l’adolescence. Ce moment où tout tournoie, où l’être se constitue, fragile et incandescent. En me penchant sur ma propre adolescence, je suis naturellement tombé sur Mylène Farmer. J’étais fan, oui, mais surtout j’y ai retrouvé la puissance de ces figures qui, sans le savoir, deviennent des compagnons de route.

Dans À mots doux, j’invente un personnage : un garçon de 14 ans qui trouve, dans les chansons de sa star préférée, un espace de possible. Une chambre intérieure où l’on s’émancipe en secret, où l’on apprend à se construire. Il achète les disques, répète les chorégraphies, mais ce n’est pas le fanatisme qui m’intéresse : c’est le moment où l’adolescent commence à s’inventer grâce à un autre. Mylène est ici une présence imaginaire, un moteur poétique, un déclencheur de liberté.

Sylvain se rêve compositeur, scénographe, complice de sa star. Il pense qu’elle lui chuchote à l’oreille. On bascule dans l’imaginaire, dans l’endroit où les idoles servent surtout à nous révéler à nous-mêmes. Le théâtre permet cela : montrer comment un adolescent utilise un fantasme pour grandir. À mots doux interroge nos propres émois, nos détours, nos tremplins.

Je ressens un besoin de travailler sur la culture populaire, non pour la citer, mais pour comprendre comment elle nous accompagne. La relation aux idoles est complexe : elle porte, elle blesse parfois, mais elle permet surtout de s’affranchir. Quand on est prêt, on se détache. C’est ce geste là, cette mue, que l’écriture au plateau tente de mettre en lumière.

Thomas Quillardet — Texte et mise en scène

Avec douceur, Thomas Quillardet plonge dans les méandres de l’adolescence, ce « chaos tendre ».  Radio France

Entre une envie de karaoké et une déclaration d’amour à son idole, Quillardet nous entraîne dans ce moment où l’adolescence bascule sans quitter sa chambre. Cult. News

Après une formation de comédien (Ateliers du Sapajou et Studio-Théâtre d’Asnières avec Jean-Louis Martin-Barbaz) et plusieurs assistanats, Thomas Quillardet décide de se consacrer à la mise en scène. Il crée son premier spectacle en 2004, Les Quatre Jumelles de Copi. Il organise l’année suivante, dans le cadre de l’année du Brésil, le festival Teatro em Obras au Théâtre de la Cité Internationale – Paris et au Théâtre Mouffetard – Paris, composé d’un cycle de douze lectures de jeunes dramaturges brésiliens et de la mise en scène du Baiser sur l’asphalte de Nelson Rodrigues.

De 2006 à 2014, il rejoint Jakart/Mugiscué, un collectif théâtral situé en région Limousin et associé aux Treize Arches, Théâtre de Brive-La-Gaillarde, et au Théâtre de L’Union – CDN du Limousin. En 2007, il monte avec des acteurs brésiliens à Rio de Janeiro et Curitiba, un diptyque de Copi : Le Frigo et Loretta Strong (Villa Médicis hors les murs). En 2008, il met en scène Le Repas de Valère Novarina au Théâtre de l’Union à Limoges et à La Maison de la Poésie à Paris. Dans le cadre de l’année de la France au Brésil en 2009, il crée au SESC Copacabana à Rio de Janeiro L’Atelier Volant de Valère Novarina avec des acteurs brésiliens. L’année suivante, il met en scène avec Jeanne Candel Villégiature d’après Goldoni.

En 2012, il monte successivement Les Autonautes de la Cosmoroute d’après Julio Cortázar et Carol Dunlop au Théâtre national de La Colline, L’Histoire du Rock par Raphaèle Bouchard ainsi que Les Trois Petits Cochons au Studio-Théâtre, signant ainsi sa première collaboration avec la Comédie- Française.

En 2015, il fonde la compagnie 8 AVRIL et créé les spectacles, Montagne (2016) puis Où les coeurs s’éprennent (2016), adaptation des scénarios d’Éric Rohmer Les Nuits de la pleine lune, Le Rayon vert, Tristesse et joie dans la vie des girafes (2017) de Tiago Rodrigues.

Durant la saison 2018/2019, il adapte et met en scène avec Marie Rémond : Cataract Valley, d’après la nouvelle Camp Cataract de Jane Bowles, spectacle qui sera repris à l’Odéon-Théâtre de l’Europe en mai 2019 et Le Voyage de G. Mastorna d’après Fellini à la comédie française.

En 2019, il s’engage dans la re-création de L’Histoire du Rock par Raphaèle Bouchard. Thomas Quillardet crée en 2020 deux pièces : L’Encyclopédie des Super-héros (en partenariat avec le Théâtre du Sartrouville, CDN) spectacle à partir de 9 ans et Ton père d’après le roman de Christophe Honoré.

En 2021, il met en scène deux nouvelles pièces : L’arbre, le Maire et la Médiathèque adaptation du scénario d’Eric Rohmer pour l’extérieur et Une Télévision française, dont il signe également le texte.

Pour l’automne 2023, il crée et joue un seul en scène En addicto, récit de son expérience d’immersion de six mois de résidence dans un service addictologie d’un hôpital francilien, sur une commande du Festival d’Automne à Paris.

Thomas Quillardet a été artiste associé au Trident-Scène Nationale de Cherbourg-en-Cotentin. Auparavant, il a été artiste associé au Théâtre- Scène Nationale de Saint-Nazaire (2016 à 2018) puis à à la Comédie- CDN de Reims et au Théâtre de Chelles (2019 au 2022).

Membre du comité lusophone de la Maison Antoine Vitez, Thomas Quillardet traduit des pièces brésiliennes et portugaises, notamment les auteurs Marcio Abreu, Tiago Rodrigues, Joana Craveiro ou encore Gonçalo Waddington.