Jeune public • Théâtre

Je suis trop vert

David Lescot

Ses spectacles sont de véritables pépites, à la croisée du théâtre, de la musique et de la poésie. Avec Je suis trop vert, David Lescot nous parle d’éveil écologique. Son jeune héros, prénommé Moi, s’apprête à partir en classe verte. Un voyage à la fois drôle et initiatique à découvrir en famille.

Lieu
  • Le Liberté
  • Salle Fanny Ardant
Accessibilité
  • En famille
    • Dès 8 ans
  • Représentation inclusive
    • Mercredi 10 février
  • Dates Durée 1h
  • mardi 9 février 2027 19:00
  • mercredi 10 février 2027 14:30
Tarifs
  • Plein tarif 30 €
  • Tarif adulte avec la carte Châteauvallon-Liberté 20 €
  • Tarif partenaire (CSE et Associations culturelles partenaires) 20 €
  • Tarif - 30 ans 15 €
  • Tarif - 18 ans 10 €
  • Tarif solidaire 5 €
  • Tarif solidaire famille adulte 10 €
  • Tarif solidaire famille enfant 5 €

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Informations pratiques

Accueilli par une famille de paysan·nes, Moi aborde cette classe verte à contrecœur. Mais très vite, ses certitudes vacillent. Entre les réveils à l’aube et les tâches auprès des bêtes, le monde rural se révèle plus vivant qu’il ne l’imaginait. Guidé par Valérie, une fillette née à la campagne, il apprivoise peu à peu cet univers inconnu. 

Sur scène, trois comédiennes évoluent autour d’une boîte aux multiples trappes. Elles apparaissent, disparaissent, se métamorphosent, nous entraînant d’un lieu à un autre avec talent. Elles enchantent petit·es et grand·es : les premier·ères découvrant grâce à elles une aventure malicieuse, les second·es retrouvant le doux parfum de leur enfance. 

 Nommé aux Molières 2026 dans la catégorie Jeune public. 

Texte et mise en scène David Lescot
Texte publié aux Éditions des Solitaires Intempestifs (2024)
Avec (en alternance) Lyn Thibault, Elise Marie, Sarah Brannens, Lia Khizioua-Ibanez, Camille Bernon et Marion Verstraeten
Scénographie François Gauthier-Lafaye
Lumières Juliette Besançon
Assistanat à la mise en scène Mona Taïbi
Costumes Mariane Delayre

Production Cie du Kaïros
Coproduction Théâtre de la Ville – Paris
La Compagnie du Kaïros est soutenue par le ministère de la Culture – DRAC Île-de-France

Photos © Christophe Raynaud de Lage
Texte © Vanessa Asse

Je suis trop vert est la suite de J’ai trop d’amis, qui faisait suite à J’ai trop peur. Après l’été passé à appréhender dans l’angoisse son entrée en sixième (J’ai trop peur), après les premiers jours de cette nouvelle vie scolaire et sociale (J’ai trop d’amis), Moi poursuit son apprentissage de la 6e, cette époque charnière de la vie : cette fois on l’envoie en classe verte.

D’abord très déçu d’être séparé de ses camarades préférés, à Marelet-le-Puiseux, une petite bourgade très rurale. Il est hébergé dans une famille de paysans à la tête d’une petite exploitation agricole. Moi découvre la vie rurale, beaucoup moins calme qu’il le pensait : lui qui s’apprêtait à s’ennuyer, il va surtout devoir survivre dans un milieu âpre, rude, beaucoup plus bruyant que prévu, fait de levers aux aurores, du rapport direct et brutal avec la terre et les éléments, et même (car il n’est pas question de ne pas participer au travail à la ferme) de tâches harassantes et dangereuses au contact des bêtes ou des machines agraires. Il est guidé dans cette vie nouvelle par Valérie, la fille de la famille, qui a son âge, et qui ne le ménage pas dans cette initiation. Mais le monde rural lui fait aussi découvrir la nature, la vraie, et il rentrera chez lui avec un regard critique sur la superficialité et les mirages de l’existence urbaine et de la société de consommation où il avait grandi jusqu’alors.

Comme pour J’ai trop d’amis, le dispositif scénique reste le même que celui de J’ai Trop peur, une sorte de boîte à jouer semée de trappes et d’ouvertures, propre à camper et à défaire toutes sortes de lieux en quelques secondes.

De même, la distribution, qui compte les mêmes comédiennes que pour les deux premières pièces du triptyque, fonctionne de la même manière, chacune d’entre elles sachant interpréter tous les rôles de la pièce, ce qui crée un nombre incalculables de combinaisons possibles.

Avec des personnages attachants et une mise en scène créative, ce spectacle interroge aussi sur la responsabilité des générations futures, tout en offrant un moment de pure complicité. Le Monde

David Lescot adopte un ton remarquablement juste pour aborder la question écologique avec des enfants. Le spectacle s’achève dans une forme d’intranquillité douce : c’est ce qui fait la beauté si rare d’un spectacle jeunesse réussi. Libération

Le trio de comédiennes interprète formidablement les différents personnages, assurent les ambiances sonores et rythment avec brio le texte, aux dialogues réjouissants. Effets comiques garantis et cours sur l’agriculture raisonnée en prime. Télérama

Une drôlerie et une finesse qui semblent emprunter autant au Petit Nicolas, qu’à une observation amusée des adolescents d’aujourd’hui. Transfuge

Auteur, metteur en scène et musicien, David Lescot cherche à créer des formes impures où son écriture se mêle à la musique, au chant, à la danse, et à toutes sortes de documents authentiques ou poétiques.

Sa pièce Un Homme en Faillite reçoit le Prix de la Critique de la meilleure création en langue française 2007. L’année suivante, Il crée La Commission centrale de l’Enfance à la Maison de la Poésie à Paris. Le spectacle se joue plusieurs saisons dans de nombreux pays et remporte en 2009 le Molière de la révélation théâtrale.

En 2011 il est au festival in d’Avignon pour 33 tours, dans le cadre du Sujet à Vif, avec le danseur et chorégraphe Delavallet Bidiefono. Le spectacle sera développé et recréé sous le titre 45 Tours au Festival Mettre en scène au TNB de Rennes, avant une longue tournée. En 2012 il met en scène Le Système de Ponzi. Le cinéaste Dante Desarthe l’adapte pour la télévision (Arte) en 2014. Puis David Lescot la recréé en 2019 à Pékin avec une distribution chinoise.

En 2015, il écrit Kollektiv‘, pièce pour 19 acteurs du Conservatoire National de Paris, mise en scène par Patrick Pineau.

En 2015, il crée au Théâtre de la Ville son premier spectacle pour enfants : J’ai trop peur, qui se joue encore aujourd’hui après avoir sillonné les théâtre en France et à l’étranger. Le deuxième volet de l’histoire vient d’être publié à son tour aux éditions Actes Sud Papiers (coll. Heyoka) et s’intitule J’ai trop d’amis. Ce 2e volet est créé au Théâtre de la Ville en juillet 2020 et repris à la Manufacture – Avignon en juillet 2021.

Parmi ses dernières créations : Ceux qui restent (2014, publiée chez Gallimard), Les Glaciers grondants (2015), Portrait de Ludmilla en Nina Simone (2017), Les Ondes magnétiques (2018, Comédie-Française) pour lequel il remporte le Prix de la critique de la meilleure création en Langue française.

Il écrit, compose et met en scène une comédie musicale, Une femme se déplace, au Printemps des Comédiens de Montpellier en juin 2019. Le spectacle est repris notamment au Théâtre de la Ville à Paris et tourne depuis dans les théâtres et les salles de concert.

Il a monté les opéras The Rake’s Progress de Stravinsky à Lille, Il Mondo Della Luna de Haydn à la MC93-Bobigny avec l’Atelier lyrique de l’Opéra Bastille, puis en 2014 La Finta Giardiniera de Mozart à Lille et Dijon, sous la direction musicale d’Emmanuelle Haïm, et Djamileh de Bizet avec l’Opéra de Rouen et le CDN de Caen. En 2017 il met en scène La Flûte enchantée de Mozart (Direction musicale Christophe Rousset, opéras de Dijon, Limoges, Caen). En 2020, il met en scène à Dijon l’opéra Les Châtiments, de Brice Pauset, inspiré de Kafka.

Il écrit le livret et met en scène l’opéra Trois Contes, commandé par l’opéra de Lille, et dont la musique est composée par Gérard Pesson (création mars 2019). L’oeuvre remporte le prix de la critique de la Meilleure création musicale 2019.

Il est associé avec le Théâtre de la Ville et le Théâtre de Villefranche-sur Saône. Ses textes sont traduits et joués à l’étranger dans de nombreuses langues et publiés aux Editions Actes Sud-Papiers.

Depuis 2023, les textes de David Lescot sont édités aux Solitaires Intempestifs.