Entrez dans l’univers fascinant de Phia Ménard. Après L’après-midi d’un foehn et Vortex, Phia Ménard dompte à nouveau le vent et fait naître un ballet saisissant de marionnettes, dans un voyage qui nous fait passer des ténèbres à la lumière.
Avec la Carte Châteauvallon-Liberté, votre 6ème place de spectacle est offerte !
Dans le cadre de l’engagement de la Scène nationale en faveur de l’environnement, Châteauvallon-Liberté, vous encourage à partager vos trajets avec d’autres spectateur·rices.
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Tarif spécial à 4 € de 19h à 2h les soirs de représentation au parking Q-Park Liberté, place de la Liberté en réservant ici.
Le bar est ouvert les jours de représentation, 1h avant le début du spectacle et après la représentation. Il propose une restauration légère, avec des produits locaux et de saison.
Nocturne (Parade) est le quatrième volet du cycle Pièces du vent dans lequel Phia Ménard observe la puissance de l’air. À la nuit tombée, installé·es dans un gradin circulaire, les spectateur·rices découvrent un cercle lumineux au centre de la scène. Dans ce halo, des objets volants émergent. Guidées par les marionnettistes et le souffle des ventilateurs, ces créatures s’animent et se transforment.
Dans ce clair-obscur, elles composent un monde en suspension, fragile et mouvant. Portée par une bande-son qui convoque aussi bien la Danse macabre de Camille Saint-Saëns que l’Ouverture de Guillaume Tell de Rossini, cette parade s’élance et nous entraîne avec elle dans un voyage des ténèbres vers la lumière.
Idée originale, création et chorégraphie Phia Ménard
Avec Phia Ménard en alternance avec Cécile Briand et Fabrice Ilia Leroy
Collaboration artistique Cécile Briand
Création des marionnettes et objets Phia Ménard, Fabrice Ilia Leroy, Clarisse Delile et Cécile Briand.
Dramaturgie Jonathan Drillet
Création musicale Ivan Roussel
Création lumière Eric Soyer
Création et régie du vent Clarisse Delile
Régie son Ivan Roussel en alternance avec Manuel Menes
Régie lumière Aurore Baudouin en alternance avec Mickaël Cousin
Co-directrice, administratrice et chargée de diffusion Claire Massonnet
Régisseur général Olivier Gicquiaud
Stagiaire artistique Amélia Dantony
Production Compagnie Non Nova – Phia Ménard
Coproduction La Comédie de Clermont-Ferrand scène nationale / La Maison de la Danse, Lyon – Pôle Européen de Création / TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine / La Comédie, Centre Dramatique National de Saint-Étienne / Scène nationale de l’Essonne / Le Volcan, Scène Nationale du Havre / Théâtre National de Bretagne, Centre Dramatique National (Rennes) / Mixt, terrain d’arts en Loire-Atlantique / Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire / Les Quinconces & l’Espal, Scène Nationale du Mans / MC93 – Maison de la Culture de Seine Saint-Denis à Bobigny
La Compagnie Non Nova – Phia Ménard est conventionnée et soutenue par le ministère de la Culture – Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Pays de la Loire, la Ville de Nantes, le Conseil Départemental de Loire-Atlantique. Elle reçoit le soutien de l’Institut Français
La Compagnie Non Nova – Phia Ménard est artiste associée au Théâtre National de Bretagne, Centre Dramatique National (Rennes), à la Maison de la danse et à la Biennale de la danse de Lyon, à la Scène nationale de l’Essonne
La compagnie est implantée à Nantes
Photos © Sigrid Spinnox
Texte © Vanessa Asse
J’ai écrit Nocturne (Parade) en accompagnant mon père jusqu’à son dernier souffle. Protéger la création de cette épreuve, l’en tenir éloignée, était illusoire. En ce sens j’ai composé ici un hommage à un être aimé disparu, à un penseur. Mon père était un homme pacifiste, profondément brisé après l’épreuve de la guerre d’Algérie où on l’avait envoyé de force comme tous les conscrits. Son père et lui avaient ce point commun d’avoir survécu à une guerre ; malheureusement, pas son grand père, mort sur un champ de bataille de la Première Guerre Mondiale.
Une photo retrouvée montre mon père enfant, culotte courte, un jouet dans les mains, figé dans ce qui semble un cri. Il me rappelle le petit Oskar, l’enfant du film Le Tambour de Volker Schlöndorff. Lui et Oskar refusant de grandir dans un monde dérivant inexorablement vers la terreur, peuplent souvent certaines de mes nuits de sommeil agité. Dans les derniers instants avec lui, l’effroi de sa proche fin m’a rapprochée du poème Erlkönig de Johann Wolfgang Von Goethe. Face à sa peur de l’inconnu et dans la souffrance, je suis devenu le père de mon père. J’ai tenté de le rassurer alors qu’il était poursuivi par le Roi des Aulnes. Mains mêlées, jusqu’à ce que son corps abandonne la lutte. La mort d’un père rend ses enfants inconsolables. Celle d’un pacifiste est une immense perte pour tous. Face à la violence, le poète use de la prose, c’étaient les armes de mon père.
Qui ne pense aujourd’hui aux enfants des décombres de Palestine, d’Ukraine ou du Soudan, transformant en cerceau une voiture imaginaire pour s’extraire des ruines. Ils et elles ne jouent pas à la guerre ! Ce sont les dominant·es qui y jouent avec une perversion toujours plus inacceptable. Le petit Oskar crie dans le suraigu, brise les verres, les enfants de la misère crient pour nous extraire de l’indifférence. Je crie contre l’insupportable violence néolibérale qui nous mène aujourd’hui au retour des fascismes en Europe, aux Etats Unis d’Amérique. Aura-t-elle raison de l’Humanité ?
J’ai créé Nocturne (Parade) imprégnée de l’épreuve du deuil, détruite mais heureuse d’imaginer un envol joyeux, une chevauchée vers la paix. Le vent et la musique tiennent ensemble le rôle du souffle vital. Les marionnettes anthropomorphes, enveloppes faites de plastiques, sont domptables malgré leur imprévisibilité. Sur scène la Vie et la Mort sont là, incarnées. L’une et l’autre, indissociables adversaires en perpétuel mouvement s’affichent autant dans les victimes que les bourreaux, dans les esclaves autant que les maîtres, les pères, les enfants, les chevaux, ou une armada de squelettes et de drapeaux. Le poème est devenu un puzzle, une suite de chemin fait d’allers retours vers la grâce autant que le désordre. Un manège où la nuit est propice pour développer de nouveaux sens. La parade advient par un souffle d’air qui traverse l’espace, celui qui permet de garder un lien invisible.
De la Danse Macabre de Camille Saint Saëns à l’Ouverture de Guillaume Tell de Gioachino Rossini en passant par l’aria Der Hölle Rache, (la Reine de la nuit), massacré par Florence Foster Jenkins, la mort est la star qui vrille, couverte d’un manteau d’insultes et de bombes jusqu’à l’effrayante apocalypse. Peut-être que la paix est une lumière, peut-être qu’elle n’existe pas, peut-être qu’elle est un souvenir d’enfant.
Phia Ménard — Idée originale, création et chorégraphie
À travers les saisissements oniriques de sa nouvelle création, l’artiste continue d’exalter la puissance de l’émotion et l’importance de l’imaginaire. Elle porte ainsi, magnifiquement, la contradiction aux vents mauvais et liberticides de l’obscurantisme. La Terrasse
En revenant à ses pièces de vent et en s’adressant à nouveau au jeune public après l’iconique et indémodable L’après-midi d’un foehn, Phia Ménard signe avec Nocturne (Parade) une magnifique fable (presque) sans parole sur le pouvoir de l’enfance, à même, espère-t-elle, de torpiller la dangerosité des dirigeants de notre monde par son imagination et sa ténacité. Sceneweb
Accompagnée d’une équipe magnifique et ô combien talentueuse, […], Phia Ménard est une magicienne de l’objet et surtout une magicienne de l’âme. Un « Nocturne » sombre et lumineux dans le même mouvement. Dans le même moment. Une « Parade » en forme de lutte. Elle passe inévitablement par l’acte poétique. Immense. Généreux et terriblement humain. Inferno Magazine
Pour sa quatrième pièce consacrée au cycle du vent, la performeuse nantaise convoque l’enfant qui est en chacun de nous et invite à un bal des fantômes, où elle trace un chemin salvateur à travers les guerres d’hier et d’aujourd’hui pour lutter contre toute forme de totalitarisme. Coups d’œil
La nouvelle création de Phia Ménard, donnée dans le cadre du Festival TNB à Rennes, fait souffler le vent de la révolte et brasse un grand air de poésie. Les Échos
C’est en découvrant le spectacle Extraballe de Jérôme Thomas en 1991 que naît chez Phia Ménard le désir de se former aux arts et en particulier à la jonglerie. Elle suit des formations en danse contemporaine, en mime et en jeu d’acteur. Elle étudie auprès du maître de jonglerie Jérôme Thomas, puis intègre sa compagnie comme interprète de plusieurs créations jusqu’en 2003.
Elle fonde la Compagnie Non Nova en 1998. C’est avec le solo Ascenseur, fantasmagorie pour élever les gens et les fardeaux, créé en 2001, qu’elle se fera connaître comme autrice. Soutenue pour sa démarche singulière, elle est invitée comme « artiste associée » pour trois saisons à la scène nationale Le Carré à Château-Gontier. Elle y développe avec son équipe et celle de la scène nationale, un travail scénique où l’image spectaculaire de la jonglerie est remise en cause au bénéfice d’une nouvelle relation avec le public. Naissent ainsi plusieurs créations et événements autour de l’art de la jonglerie. En 2005 et 2007, elle développe un travail autour de la notion « d’injonglabilité » et crée deux pièces, Zapptime#Remix, Doggy Bag.
En 2008, son parcours artistique prend une nouvelle direction avec le projet I.C.E. pour Injonglabilité Complémentaire des Eléments, ayant pour objet l’étude des imaginaires de la transformation et de l’érosion au travers de matériaux naturels. En novembre, elle crée la performance L’après-midi d’un foehn Version 1, première des Pièces du Vent au Muséum d’Histoire Naturelle de Nantes.
En octobre 2011, elle crée deux nouvelles Pièces du Vent : L’après-midi d’un foehn et VORTEX et en 2012, elle reçoit le « Prix du Physical theater » du Fringe D’Édimbourg pour L’après-midi d’un foehn Version 1..
En janvier 2014, elle est promue au grade de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par Madame la Ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti puis elle devient artiste associée à l’Espace Malraux Scène Nationale de Chambéry et de la Savoie. Puis, en 2015, elle devient artiste associée au Théâtre Nouvelle Génération – Centre Dramatique National de Lyon et artiste-compagnon au centre chorégraphique national de Caen en Normandie pour trois années consécutives, et en 2017 elle devient artiste associée du Théâtre National de Bretagne de Rennes.
Elle reçoit différents prix : le « Prix Topor/SACD » de l’Inattendu (2019), le « Grand Prix du Jury » au 53ième Belgrade International Theater Festival (2019) et le « Prix de la critique » dans la catégorie Danse – Performance par le Syndicat de la critique théâtre, danse et musique (2020). En Janvier 2021, elle est interprète de A D-N de la chorégraphe Régine Chopinot.
En 2025, elle crée Nocturne (Parade), quatrième « Pièce du Vent », met en scène le spectacle de fin d’études des élèves de l’Ecole du Théâtre National Bordeaux Aquitaine L’evènement de Laschamp, et met en scène le spectacle des élèves sélectionnés pour le projet boursier post-diplôme de la Fondation d’entreprise Hermès en collaboration avec Régine Chopinot et Aurélie Charron.
En 2026 elle met en scène l’Opéra De Materie de Louis Andriessen à l’Opéra d’Anvers (chorégraphie Jan Martens).
En 2027, elle mettra en scène Cosi Fan Tutti pour l’Opéra de Rennes et Angers Nantes Opéra, et créera le spectacle Femmes des Ruines – Pièce des Jardins et des Ruines.
Les créations de Phia Ménard ont été présentées dans plus de cinquante pays en Europe et à l’international.