Musique • Récit

L’Odyssée TransAntarctic 110 ans après l’extraordinaire aventure du capitaine Shackleton

Graciane Finzi — Diego Losa Ensemble Calliopée — Karine Lethiec — Charles Berling

Quand Passion bleue rencontre les passionné·es d’exploration ! L’incroyable aventure de l’expédition de L’Endurance en Antarctique subsiste aujourd’hui grâce au journal de bord du capitaine Shackleton ainsi que par de précieuses archives photos et films. Un palpitant concert immersif porté par sept instrumentistes et un dispositif électroacoustique, où les traces du passé prennent vie en musique. Projetées sur grand écran, elles se déploient au fil d’un récit conté par Charles Berling.

Lieu
  • Le Liberté
  • Salle Albert Camus
Accessibilité
    • Dès 11 ans
  • Dates Durée 1h
  • dimanche 23 mai 2027 17:00
Tarifs
  • Plein tarif 30 €
  • Tarif adulte avec la carte Châteauvallon-Liberté 20 €
  • Tarif partenaire (CSE et Associations culturelles partenaires) 20 €
  • Tarif - 30 ans 15 €
  • Tarif - 18 ans 10 €
  • Tarif solidaire 5 €
  • Tarif solidaire famille adulte 10 €
  • Tarif solidaire famille enfant 5 €

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Informations pratiques

Ernest Shackleton est considéré comme l’un des premiers explorateurs du monde polaire. En août 1914, il embarque à bord de L’Endurance avec une vingtaine d’hommes, en direction de l’Antarctique, avec pour ambition de parcourir ce territoire méconnu. À l’approche du Grand Blanc, le navire se retrouve prisonnier des glaces. Après de multiples épreuves, Shackleton parvient à sauver son équipage.

Conception et création musicale Graciane Finzi
Conception et direction artistique Karine Lethiec
Création électro-acoustique Diego Losa
Création visuelle Fanny Wilhelmine Derrier
Écriture du récit Jacques Descorde
Comédien Charles Berling
Musique Ensemble Calliopée, Christophe Giovaninetti et Claire Théobald (violons), Karine Lethiec (alto et direction artistique), Florent Audibert (violoncelle), Laurène Helstroffer-Durantel (contrebasse), Aude Giuliano (accordéon) et Carjez Gerretsen (Clarinette et clarinette basse)

Production Ensemble Calliopée
Commande de l’Ensemble Calliopée, avec le soutien du ministère de la Culture – Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France, la Région d’Île-de-France, la SACEM-Copie Privée, la Maison de la Musique Contemporaine, la SPEDIDAM, l’ADAMI et des mécènes privés de l’Ensemble
Coproduction la Philharmonie de Paris / La muse en circuit – Centre national de Création musicale (CNCM)
Œuvre éditée aux Éditions Musicales Artchipel – 2025
Visuels de L’Odyssée TransAntarctic © Ensemble Calliopée-Fanny Derrier
D’après les archives d’Ernest Shackleton
Photographies de Frank Hurley © Royal Geographic Society © Scott Polar Research Institute
Projet partenaire de la Conférence Océan des Nations Unies Nice, 2025
Avec le soutien de Olivier Poivre d’Arvor, Ambassadeur des Pôles et des Enjeux climatiques, Président du Musée national de la Marine
Projet soutenu et encouragé par Céline Le Bohec, écologue, directrice de recherche au CNRS, membre de l’Institut Polaire Français Paul-Émile Victor et du Cercle polaire, responsable de l’équipe Biologie polaire au Centre Scientifique de Monaco (CSM), membre de l’expédition Antarctica 24 organisé par l’Institut océanographique-Fondation Albert I-Prince de Monaco ,  avec le Prince Albert II de Monaco ; Jean-Louis Étienne, explorateur ; Yves Mare, navigateur et aventurier ; Mike Horn, explorateur ; Stéphane Dugast, Secrétaire Général de la Société des Explorateurs Français ; Sylvain Mahusier, guide polaire, conférencier spécialiste des expéditions de Ernest Shackleton ; Stéphane Niveau, guide polaire, conférencier sur Ernest Shackleton, Agence Grand Nord-Grand large ; Michel Candoni, photographe spécialiste du monde polaire ; Jean Audouze, scientifique associé à l’IAP, CNRS et président de AST, Arts-Sciences et Technologie ; L’Association Humanité et Biodiversités Hubert Reeves, Président d’honneur de 2025 à 2023Bernard Chevassus-au-Louis, Président.

Photos © Alice Blangero
Texte ©

Née dans une famille de musiciens, Graciane Finzi étudie d’abord au conservatoire de Casablanca, sa ville natale, puis entre au CNSM de Paris où elle obtient de nombreux prix dont ceux d’harmonie, contrepoint, fugue et composition. En 1979 elle est nommée professeur au CNSM de Paris. En 1982 elle obtient le Prix de la Promotion Symphonique de la SACEM et en 1989 le prix Enesco. Son opéra Pauvre Assassin est couronné du Prix de la SACD en 1992. En 2001, Grand Prix de la SACEM pour l’ensemble de son œuvre et elle sera Compositrice en résidence à l’Orchestre National de Lille de 2001 à 2003. En 2006, L’Institut de France lui attribue le Prix Chartier. En 2013 elle reçoit le Grand Prix Musique de la SACD. En 2020, elle reçoit le Prix Florent Schmitt de l’Académie des Beaux-Arts et nommée Chevalier des Arts et Lettres. En 2024, elle reçoit le Grand Prix de l’UNAC – Union Nationale des Auteurs et Compositeurs. En 2025, elle se voit attribuer le titre de Chevalier de la légion d’honneur. Le répertoire de Graciane Finzi se compose d’environ 180 œuvres et de sept Opéras. Elle collabore avec les plus grands interprètes et orchestres aussi bien en France qu’à l’étranger, qui ont créés ses œuvres, tels que : José Van Dam, John Nelson, Jean-Claude Carrière, Jean-Claude Casadesus, Jean Claude Pennetier, Gary Hodman, Pascal Rophé, Michel Piccoli, Myung-Wun Chung, Natalie Dessay, Claire Gibaut, l’Opéra du Rhin, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre Philharmonique de Radio France.

Né à Buenos Aires en 1962, Diego Losa suit des études musicales en Argentine où il étudie la flute traversière, le saxophone. Il étudie la composition avec Francisco Kröpfl et l’harmonie avec Julio Viera. Il suit également des cours d’introduction aux nouvelles techniques d’analyse musicale et obtient un certificat d’aptitude d’exécution orchestrale. Il se spécialise ensuite dans les techniques du son et acquiert une pratique experte des outils dédiés. Il est nommé cadre de production technique au LIPM (Laboratoire De Recherches et de Production Musicale de Buenos Aires). Il s’installe en France en 1996 et est membre de l’INA GRM (Groupe de Recherches Musicales) depuis l’année 2000 où il est actuellement manager -formateur GRM Tools. Il a enseigné à La Sorbonne Beaux-Arts (PARIS 1) dans la classe « Installations sonores ». Actuellement, il est professeur de la classe de la musique électroacoustique au Conservatoire Régional de la ville de St-Etienne et de Design Sonore à l’école de cinéma EICAR ainsi que à l’INA (Institut national de l’audiovisuel. Il compose des œuvres électroacoustiques, « sound design », radiophoniques, cinématographiques commandées par de prestigieuses institutions et jouées régulièrement dans de nombreux pays. Au cinéma et au théâtre, il collabore avec Isabelle Adjani, Corneliu Gheorghita, Julie Vachet, Laila Kolostack, Olivier Monot… Sa discographie est riche de nombreux opus pour Radio-France, INA-GRM et son dernier album Diego Losa Travel est édité chez Megadisc.

Fondé en 1999, l’Ensemble Calliopée n’a cessé tout au long de son existence de repousser les limites des territoires musicaux, artistiques et humains à travers un projet placé au coeur des enjeux sociétaux. Son format d’ensemble de musique de chambre à géométrie variable, creuse cette recherche transversale avec les créateurs, les penseurs, les passeurs, associée à des collaborations novatrices avec des institutions muséales, culturelles et scientifiques pour faire résonner leurs collections, expositions et thématiques de recherche et créer des formats nouveaux de transmission de la musique à un public large et diversifié,
ensuite didusés « hors les murs » dans des théâtres, salles de concerts et festivals et en version vidéos sur la chaîne Youtube. La démarche est ainsi de transmettre le goût pour les oeuvres du patrimoine musical et la création d’aujourd’hui, avec un regard élargi au contexte artistique, historique ou
scientifique comme aux questionnements contemporains. Enfin, depuis sa création, l’Ensemble Calliopée s’engage pour défendre des valeurs de
l’écologie et du développement durable à travers les liens entre la Science et la musique, par un compagnonnage avec des Instituts scientifiques et des scientifiques. Entre autres collaborations : Centre culturel tchèque à Paris (2000-2010), le musée de la Grande Guerre (2011- 2018), la Fondation des États-Unis (2017- 2022), le Musée d’Orsay ( 3 expositions), les Carrières de lumière, la crypte archéologique de Paris, les grottes de Pech-Merle et Isturitz, la Fondation Miro, le site antique de Chateaubleau, l’Observatoire de Paris, l’Institut scientifique de Cargèse, le musée d’Archéologie nationale depuis 2018 et le Musée de l’Homme depuis 2023. Nouvelle résidence en 2026 à la Sorbonne Nouvelle.

Karine Lethiec est une musicienne, altiste interprète concertiste, chercheuse et directrice artistique, conceptrice de programmes et projets interdisciplinaires tissant des liens entre Musique, Beaux-Arts,Histoire, Archéologie et Sciences.
Directrice artistique de l’Ensemble Calliopée depuis 1999, elle crée avec cet ensemble musical à géométrie variable, « laboratoire musical », « agora de rencontres » composé d’un collectif de musiciens, compositeurs, scientifiques et personnalités diverses, des projets culturels pour porter un regard, à travers l’interprétation musicale, sur les grands questionnements sociétaux. Ainsi elle imagine des programmes musicaux en lien avec les thématiques et coordonne leur mise en œuvre. Elle mène depuis plusieurs années un projet d’envergure autour de l’alto d’aujourd’hui, sollicitant des compositrices et compositeurs pour écrire pour son instrument, en lien avec la notion des Origines de l’Art, afin de s’interroger sur cette pulsion de création qui anime l’Humain. Elle est doctorante associée à l’Université de Lyon 2 Lumière /Lettres, Sciences du langage et Arts et donne des concerts-lectures et masterclasses. Diplômée des conservatoires supérieurs de Lyon, Paris, Genève et Bern, elle se perfectionne aux USA-Ravinia Steans Music Institute Chicago, elle est lauréate de plusieurs concours, 1er Prix du Concours de Greensboro, prix spécial au Concours international d’alto Tertis 2000, Fondation Natexis-Banque Populaire.
Elle a joué sur les plus grandes scènes et festivals du monde entier, tels que le Concertgebouw d’Amsterdam, Konzerthaus de Vienne, Philharmonie tchèque à Prague, au Sumida Triphony Hall de Tokyo, à la salle Leopoldo Miguez de Rio de Janeiro et sa discographie est saluée par la presse, de l’intégrale des quintettes de Mozart à la création contemporaine, dont le CD monographique-Arion autour de Graciane Finzi avec qui elle a conçu l’Odyssée TransAntarctic.

Charles Berling découvre le théâtre à quinze ans en jouant au sein de l’atelier théâtre, créé par son frère aîné, Philippe Berling, au lycée Dumont-d’Urville de Toulon. Après son baccalauréat, il suit une formation de comédien à l’INSAS à Bruxelles puis intègre la Compagnie des Mirabelles et le théâtre national de Strasbourg dirigé par Jean-Louis Martinelli. En parallèle à une carrière théâtrale, aux côtés des plus grands metteurs en scène (Moshe Leiser, Jean-Pierre Vincent, Bernard Sobel, Claude Régy, Alain Françon, Jean-Louis Martinelli, Ivo van Hove etc…), Charles Berling se fait connaître du grand public par le film Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet et surtout, en 1996, Ridicule de Patrice Leconte. Il alterne films populaires (Père et Fils, 15 août, Le Prénom, Trois jours et une vie…) et d’auteur (L’Ennui, L’Heure d’été…). Ce comédien revendiquant sa liberté s’investit dans des aventures collectives qui lui donnent l’opportunité de prendre des responsabilités dépassant celle du jeu.

Avec plus de cinquante rôles au théâtre, tout autant au cinéma, et plusieurs mises en scène, sa curiosité et ses désirs éclectiques ne tarissent pas et l’amènent sur le terrain de l’écriture (son premier roman, édité en 2011, empruntant son titre à Camus, Aujourd’hui, maman est morte, reçoit le prix Jean-Jacques Rousseau ; Un homme sans identité est lui édité en 2018) et sur celui de la chanson avec son album Jeune Chanteur, en 2012, dont il écrit la totalité des textes et à l’occasion duquel il se produit sur scène. Il aborde la mise en scène dans les années 1990 et monte Dreck de Robert Schneider en 1997, puis Caligula d’Albert Camus, Fin de Partie de Samuel Beckett, Gould Menuhin spectacle théâtral et musical, Calek en 2014. En 2015, Charles Berling est à l’affiche de Vu du pont d’Arthur Miller, mis en scène par Ivo van Hove à l’Odéon – Théâtre de l’Europe, un rôle pour lequel il obtient le Molière du comédien dans un spectacle de théâtre public. Il a joué dans la reprise d’ART de Yasmina Reza, au Théâtre Antoine à Paris et en tournée partout en France en 2018-2019. Après la mise en scène et l’interprétation principale de la pièce de Bernard-Marie Koltès, Dans la solitude des champs de coton en 2016, il a conçu et mis en scène une adaptation du film de Jean-Luc Godard, Vivre sa vie en 2019.

En 2010, la ville de Toulon confie à Charles et Philippe Berling la direction du Théâtre Liberté qui ouvrira ses portes au public en 2011. En 2015, le Liberté et Châteauvallon alors dirigé par Christian Tamet, obtiennent ensemble le label Scène nationale, sous le nom de Châteauvallon-Liberté, scène nationale. En 2018, ces deux institutions culturelles majeures de l’agglomération toulonnaise sont réunies par une même direction, assurée depuis 2020 par Charles Berling seul, tout en poursuivant son activité artistique.

Au théâtre, il joue la première de Deux amis, création de Pascal Rambert, le 9 juillet 2021 au Festival d’été de Châteauvallon.

Il créé avec Bérengère Warluzel au Festival OFF d’Avignon 2021 Fragments d’après des textes d’Hannah Arendt. Il tourne dans toute la France avec Les Parents terribles, d’après Jean Cocteau dans une mise en scène de Christophe Perton, aux côtés de Muriel Mayette-Holtz, Marie de Medeiros, Émile Berling et Lola Créton.

Il tourne pour la télévision dans l’adaptation de L’Île aux trente cercueils de Maurice Leblanc et partage l’affiche avec Isabelle Adjani et Pierre Niney dans Mascarade réalisé par Nicolas Bedos et présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2022. En 2023, il tourne pour France Télévision le téléfilm L’Enchanteur, réalisé par Philippe Lefebvre, et présenté en compétition lors du dernier Festival de la Fiction de La Rochelle.

Il adapte au théâtre avec Philippe Collin et Violaine Ballet le podcast à succès de France Inter : Léon Blum, une vie héroïque, écrit et réalisé par Philippe Collin. En 2023, il joue également aux côtés d’Emmanuelle Bercot dans la nouvelle création d’Ivo van Hove Après la répétition / Persona, créée au Printemps des Comédiens.

En mai 2024 il met en scène Montessori, adaptée et interprétée par Bérengère Warluzel. Il présente sa nouvelle création C’est si simple l’amour (en mars 2025) et Lost and Found (en 2026) d’après l’oeuvre de Lars Norén à Châteauvallon-Liberté, scène nationale