L’alimentation est politique ! La Pastasciutta antifascista de casa Cervi est une épopée culinaire, un acte socio-magique qui retrace l’histoire d’une famille italienne de partisan·es qui, en 1943, a cuisiné des pâtes pour tout leur village – ce qui était intolérable sous le régime fasciste – afin de célébrer la destitution de Mussolini. Ce geste fort est une ode à la liberté à travers l’alimentation. Attablons-nous ensemble et mangeons la pasta antifascista !
Avec la Carte Châteauvallon-Liberté, votre 6ème place de spectacle est offerte !
Dans le cadre de l’engagement de la Scène nationale en faveur de l’environnement, Châteauvallon-Liberté, vous encourage à partager vos trajets avec d’autres spectateurs.
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Prenez un post-it, remplissez-le et attendez d’être contacté par vos futurs covoitureurs.
En partenariat avec le réseau Mistral, une navette BUS, offerte, vous transporte de la place de la Liberté jusqu’à Châteauvallon. Du Liberté à Châteauvallon, elle dessert vingt-et-un arrêts.
→ Consultez les horaires et les arrêts de la navette
Réservation conseillée et possible jusqu’à la veille du spectacle par téléphone au 09 800 840 40
Chaque soir de représentation, une petite restauration locale et de saison, pour manger sur le pouce vous est proposée ! Vous avez la possibilité de vous restaurer au moins une heure avant le spectacle et à l’issue.
La Pastasciutta antifascista est un récit de résistance et de liberté par l’assiette. La pièce s’inspire de faits réels et est enrichie par un travail d’enquête et des entretiens menés entre l’Italie et la France autour des pratiques alimentaires et des enjeux de résistance. Que seriez-vous prêtes et prêts à faire pour la liberté et la démocratie ? Comment pouvons-nous reconquérir notre capacité d’agir, notamment à travers nos assiettes ? La pasta antifascista, arme de résistance, nous invite à célébrer nos libertés et à défendre le vivre-ensemble.
Texte, mise en scène et interprétation Floriane Facchini
Vidéo Charline Thiriet
Musique Clément Martin et Renaud Vincent (DJ)
Dramaturgie et regard extérieur Maria Da Silva
Conception scénographique Barreau & Charbonnet
Construction et régie générale Manu David
Créatrice lumière Viviane Descreux
Collaboration artistique Johanna Rocard
Collaboration culinaire Marianna Melis et Thiblaut Nakan
Photographe Clément Martin
Graphisme Fred Fivaz
Chargée d’administration et de production Lorène Bidaud
Production Floriane Facchini & Cie
Coproductions Le PÔLE – Arts de la Scène / La Friche la Belle de Mai à Marseille / La Garance, Scène nationale de Cavaillon / Le ZEF, Scène nationale de Marseille / Le NEST, centre dramatique national de Thionville / La Scène nationale de L’Essonne / La Machinerie – Vénissieux Théâtre / La MC2, Grenoble Scène nationale / Le Citron Jaune CNAREP à Port-Saint-Louis du Rhône / Le Parapluie CNAREP à Aurillac…
Soutiens ministère de la Culture – DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et de la Direction Générale de la Création Artistique (DGCA) / Adami, Organisme de gestion collective des droits des artistes-interprètes / L’Instituto Alcide Cervi / Le Channel, Scène nationale de Calais et les Grandes Tables / Bourlingues & Pacotilles / Sardegna Teatro / Le Théâtre du Loup à Genève / Le Cratère Scène nationale d’Alès / La Ville de Saint-Julien-en-Genevois…
Photos © Christelle Calmettes
Texte © Floriane Facchini & Cie
Que seriez-vous prêtes et prêts à faire pour la démocratie ?
Il y a 83 ans, la famille Cervi a transformé un geste simple en acte de dissidence contre le fascisme. Face à l’oppression, elles et ils ont choisi de partager un plat de pâtes antifasciste, symbole de liberté reconquise. Ce geste résonne avec les enjeux actuels : démocratie alimentaire, lutte contre l’extrémisme, partage et solidarité. Dans un contexte politique où nous nous faisons confisquer notre autonomie alimentaire par la spéculation des traders et par les politiques en lien avec les grands industriels, et où les idées extrémistes gagnent du terrain, qu’en est-il de nos droits et libertés les plus fondamentales ? Comment pouvons-nous reconquérir notre capacité d’agir, notamment à travers nos assiettes ? La pasta antifascista, arme de résistance, nous invite à célébrer nos libertés et à défendre le vivre-ensemble. La Pastasciutta antifascista de casa Cervi c’est un message d’espoir et de résistance, porté par une communauté et aussi par les sfogline, les faiseuses des pâtes qui ont fait de la pasta un symbole d’antifascisme.
L’alimentation est à la croisée des enjeux sociaux, économiques, environnementaux, de santé publique et même de démocratie. Toutes les discriminations de notre société se reflètent largement dans l’alimentation et donc dans les assiettes. Il est bien clair que les systèmes actuels transforment l’alimentation en un creuset d’inégalités et en armes de guerre. Ce qui m’intéresse donc dans la cuisine et dans l’alimentation, c’est qu’elles représentent à la fois la réalité et le symbole de notre relation au monde, que ce soit dans la joie, dans la peine ou dans les pires moments de crises. Et s’il est vrai que l’alimentation peut être utilisée comme une arme de guerre, je crois aussi au fait qu’elle puisse être une formidable porte d’entrée pour mieux saisir le monde qui nous entoure, pour conscientiser nos attachements, positifs et négatifs, et pour nous nourrir dans le sens le plus profond du terme. Ce que je tente de mettre en œuvre dans mes créations est de faire sentir à quel point les récits et l’alimentation peuvent être des outils puissants pour changer de perspective et devenir des vecteurs de changement vers un modèle plus sain, durable et démocratique. Pour moi la matière culinaire est un médium sensible vecteur d’expériences visuelles, olfactives, auditives, sensitives et gustatives. Travailler cette matière modifie profondément la narration et la réception du spectacle pour en devenir la trame et le rythme. La notion même de représentation du « spectacle » est interrogée. En effet, la démarche d’écriture se traduit par un temps de partage très concret : un repas collectif. Véritable œuvre performative, ce repas est pensé et organisé selon la dramaturgie du spectacle vivant. Ainsi mobilisés, les outils dramaturgiques donnent une épaisseur à l’acte de manger, révélant toute sa dimension politique voire militante.
Floriane Facchini — Texte, mise en scène et interprétation
Diplômée en Histoire de théâtre et dramaturgie à l’Université de Rome, avec les félicitations du jury, Floriane Facchini s’est perfectionnée ensuite Danemark à l’International School of Theatre Anthropology, puis de 2011 à 2013, elle intègre la FAIAR, première formation d’art dédiée à la conception et à la réalisation de projets en espace public.
Depuis 2013, les thèmes récurrents dans son travail sont la notion de territoire et d’alimentation. Nourrie par une approche anthropologique et historique, elle enquête sur les pratiques culinaires et agricoles et sur comment un territoire nous nourrit. Au sein de ses créations, la nourriture est beaucoup plus qu’une expérience gustative. Elle permet d’aborder de manière inédite de nombreux sujets comme l’histoire des lieux, les relations et interdépendances aux vivants, le vivre ensemble, le partage de la terre, la gestion de la ressource en eau, la géographie.
Sa démarche s’inspire de l’ethnographie et se déroule souvent en trois temps : une enquête (de trois mois à deux ans), une restitution finale pour chacun des territoires traversés et une trace graphique, sous forme d’une carte sensible, ou d’un fanzine. Elle crée des formes performatives, situées et participatives où l’acte de manger permet de s’attacher à un territoire, de raconter des histoires, de les ingérer, de faire corps avec. Ce sont des formats in situ, des recherches-créations, toujours liées à un contexte précis et situés. Toutes ses créations sont à chaque fois directement influencées par la culture, la morphologie et les pratiques des lieux où elles se jouent. Que ce soit dans un village au fin fond de l’Italie, le long de la Loire, ou au bord du Rhône ou le long de la Durance. Ce sont des projets d’équipe, avec des compétences diverses plasticien.enne.s, scénographe, performeur·euses, créateur·trices sonore, botaniste.
Sa démarche consiste à tisser des liens socio-poétiques avec les acteurs locaux du territoire : maraîcher·es, pêcheuses et pêcheurs, chef·fes de cuisine, chercheuses et chercheurs, habitant.es…